Archives pour août 2009

Marsh Mallow, chapitre 1

Comme promis, voici la première mission du capitaine Marsh Mallow d’Umbar !

Chapitre 1 : Attaque Amicale

Première partie :

Une odeur de sueur, de bière et de décrépitude. Des buveurs assoiffés étalés devant des tables éparpillées. Des joueurs aux allures de brigands. Un tavernier affable mais à l’air rusé. Un homme encapuchonné, dans l’ombre du comptoir. Tel est le spectacle qu’offrait aux visiteurs la taverne du Poney Marrant, dans la petite cité de Carcasar, au Nord d’Umbar, en ce jour pluvieux.
Soudain, la porte s’ouvrit avec fracas, et un héraut s’avança d’un pas de conquérant, suivit de près par un homme joufflu et bedonnant, encadrés par quatre hommes au regard féroce, portant chacun une hallebarde orientale. Le héraut s’installa au milieu de la pièce, et fit part de son message aux clients.
« Oyez, oyez ! La cité est menacée, et votre maire vous ordonne de vous porter volontaires pour la protéger ! Une pièce d’or et trois pièces d’argent sont à vous si vous êtes enrôlés, et vous gagnerez 9 pièces d’argent par jour de combat, et 3 pièces d’argent par jour de repos ! Venez vous présenter devant cette table, et nous vous examinerons. Une simple signature suffira à vous faire gagner le tarif précédemment édicté ! Oyez, oyez !»
A ces mots, le héraut se dirigea vers l’autre homme, qui s’assit à la table, toujours entouré par ses gardes. Un grand brouhaha, des éclats de voix, et un homme s’avança le premier. Il fut questionné et visionné par le héraut, qui lui fit signer un rouleau de parchemin. Et une longue audition commença.
Quelques heures après, et quelques chopes vidées, le dernier homme signa et le gros, qui était en réalité le maire, tenta de se lever. Un murmure s’éleva alors du fond de la pièce, et le maire s’arrêta net.
« Yo ho sur l’eau
Hissons nos bateaux.
Hissez ho, l’âme des carottes
Jamais ne bougeotte. »
L’homme encapuchonné se leva, sauta sur la table, et atterrit devant le nez du maire. Les gardes s’empressèrent de diriger leurs armes vers l’individu, qui jeta sa cape en arrière. Il était vêtu de vêtement de toile et de soie, et arborait fièrement un bandeau violet sur lequel pendait un médaillon de bronze. A sa ceinture d’un jaune perçant, une petite arbalète était accrochée, faisant face à un sabre d’abordage étincelant. L’inconnu fit une révérence, puis se releva.
- Mon cher maire, je souhaite également m’engager dans votre…euh…bande d’amateurs…euh…dans votre armée !
- Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
- Je n’étais pas pressé,… mais maintenant je le suis. J’aimerais donc signer ce vieux détritus qui se trouve dans la main de notre ami commun qui vous serre de crieur, et y apposé mon nom ainsi que celui de mes hommes, au nombre de dix-huit, il me semble.
- Vous êtes donc un mercenaire ?
- Vous m’offensez ! Je suis un malheureux corsaire, ou pirate, cela dépend de mon humeur, qui cherche un travail.
Le maire lança un regard exaspéré à son héraut. Ils avaient déjà renvoyé une dizaine de ces soi-disant navigateurs, qui n’étaient en général que des escrocs et des voleurs. Il siffla doucement :
- Nous n’acceptons pas les brigands.
- Les malheureux ! Mais je ne vois absolument pas en quoi je suis concerné ! Bon, vous me le faîte signer, votre papier ?
- Seriez-vous sourd ? Je vous ordonne de déguerpir sur le champ !
Le pirate sortit son sabre et saisit le chef de la ville.
- Et moi, je vous ordonne de m’engager avec mes hommes !
Les soldats pointèrent leurs piques sur l’agresseur. Celui-ci se retourna, plantant son sabre dans l’estomac de celui de droite, saisissant son arbalète dans la main gauche. Le malheureux s’effondra, alors même qu’un carreau se plantait entre les deux yeux du héraut. Le pirate fit une roulade vers l’arrière, entraînant avec lui le maire, et se redressa. Les trois soldats restant ne bougeaient plus, apeurés. Soudain, l’un d’entre eux se jeta sur l’inconnu en hurlant, mais son cri s’arrêta alors qu’un autre carreau s’était confortablement installé dans sa jugulaire. Le deuxième homme s’élança, son arme levée, mais le pirate para. Un combat féroce s’engagea entre les deux adversaires. Mais l’issue semblait tourner en désavantage pour le corsaire, car le dernier soldat se faufilait, une dague à la main. Tout à coup, une forme velue sortit brusquement de la cape enroulée sur le sol, et le fourbe porta une main à sa gorge. Le sang coulait abondamment, tandis qu’un petit animal se curait les ongles à l’aide d’une petite dague rougie. Le soldat s’effondra, un filet de sang sur les lèvres.
« Bien joué Flac ! », s’exclama le pirate, plantant sa lame dans la cuisse de son adversaire. Celui-ci tomba à la renverse, mais le corsaire ne l’acheva pas. Il se tourna vers le maire, mais celui-ci n’était plus allongé par terre, mais se tenait dans l’embrasure de la porte, un bataillon de miliciens derrière lui.
- Je dois avouer, vous êtes bon combattant, mais je le répète, nous n’acceptons pas les brigands !
- Bon, et bien, c’est dommage !
Le pirate saisit son arbalète, empoignant une des serveuses par la taille.
- Laissez-moi sortir, et il ne lui arrivera rien !
- Jamais !
-Tant pis !
Et il envoya la fille dans les gardes. Ceux-ci baissèrent leurs armes, croyant à une attaque, mais ils ne firent rien d’autre que d’embrocher la serveuse, le pirate ayant sauté par-dessus la troupe, dès que les piques furent baissées. Il sauta sur les épaules d’un milicien, s’agrippa à une poutre, et disparut dans les ombres du toit. Un éclat de rire s’éleva des hauteurs :
- Nous nous reverrons, gros tas !
Le maire s’épongea le front et hurla :
- Jamais !
- Vous aimeriez vous en convaincre !
Et le rire s’éteignit, laissant derrière lui un tableau macabre.

Deuxième partie :

Le soleil se couchait dans la cité de Carcasar. Une silhouette encapuchonnée sortit de l’ombre d’un bâtiment, et se dirigea vers un homme à l’allure louche, jouant avec un petit singe. Ils s’entretinrent un bref moment, puis se séparèrent, leur rencontre n’ayant été surprise que par un moustique somnolant sur le rebord d’une fenêtre.

Le soleil se couchait dans la cité de Carcasar. La forteresse du maire, masse sombre et imposante au milieu des habitations, était en voie d’endormissement. La relève s’effectua, les gardes de jour allant pour se reposer, et les gardes de nuit, aux yeux perçants, s’installant pour leurs rondes quotidiennes.

Le soleil se couchait dans la cité de Carcasar. La chambre du maire allait bientôt être la source d’événements importants pour l’avenir de la ville, mais elle n’était pour l’instant habitée que par les ronflements de l’homme grassouillet le plus important de la ville.

***

Un claquement retentit dans l’ombre de la porte.
- Qui va laargh …
Un bruit sourd de chute, un petit crissement, un petit cliquetis, et la porte s’ouvre sur l’assassin, un petit singe.
Quatre hommes s’introduisirent par l’ouverture, cachant le cadavre à l’abri des regards indiscrets. Ils s’avancèrent prudemment, longeant les murs. Un garde fumait sur les marches d’une porte de service. Le carreau se planta dans l’œil du garde sans autre bruit que le frôlement du vent sur la corde. Celui qui semblait être le chef s’avança, montrant une des tours de la forteresse. L’un de ses hommes, un immense grappin à la main, se mit à le faire tourner violemment. Il le lança soudainement, mais l’instrument rebondit sur le roc, ratant sa cible d’un bond mètre. A ce bruit, les gardes qui gardaient les remparts se retournèrent, et virent les intrus.
- Aux armes ! Intrus dans la cour !
L’un d’entre eux fut transpercé par un couteau de lancer, mais les autres soldats accouraient.
- Chef ! Que fait-on ?
Aucune réponse. Le chef avait disparut, ainsi que le petit singe.
Le porteur du grappin, un géant aux muscles tendus, s’élança alors, faisant tournoyer son arme. L’un des gardes eu la tète arrachée par la violence du coup, un autre eu les côtes enfoncées. L’un des intrus fut tué, une flèche plantée dans la colonne vertébrale, mais les deux autres tenaient bon. Soudain, le grappin fut envoyé dans les gardes, en tuant un sur le coup. Les deux fugitifs se dirigèrent alors vers la porte, mais une ombre sauta sur le géant, qui l’envoya voler. Malheureusement, il atterit sur l’autre fuyard, qui fut rattrapé par le reste des gardes et achevé. Le costaud sortit, claquant la porte, et sa silhouette s’évanouit dans les fourrés.

***

Une aspérité, une autre, encore une autre. L’homme se hisse avec peine, la tour étant particulièrement haute et droite. Il ne regarde pas le combat qui a lieu en bas, dans la cour, mais entend des cris et des chocs, preuve que ses hommes ne sont pas encore morts. Le petit singe le devance, et arrive enfin à une fenêtre, l’objet de leur visite nocturne. L’homme s’agrippe au rebord, et monte sur le rebord. Il n’y a pas de lumière, mais les ronflements qui devraient sonner à ses oreilles n’existent pas. Soudain, un homme surgit de la pièce, et regarde le spectacle qu’offre le combat entre ses gardes et les intrus. Le grimpeur est caché dans une alcôve, l’arme à la main. Le maire rentre alors dans sa chambre, cherche dans une armoire et en sort un arc. Il revient sur le balcon, saisit son arme et une flèche, et vise la cour.
- Vous ne voudriez tout de même pas tuer un de mes hommes, pachyderme ?
Le gros homme se retourne brusquement, mais se retrouve nez-à-nez devant la pointe d’un sabre.
- Vous !
- Oui, moi. Je vous ai dit que je tenais à avoir ce travail, et que moi et mes hommes ferions tout pour l’avoir. Donc je suis là ! Vous avez l’air de bien payer et d’avoir besoin d’hommes solides, vous avez donc besoin de nous.
- Et vos hommes, en bas, vous les laisser mourir ?
- Il y en a au moins un qui s’en sortira, les autres, tant pis !
- Mais vous êtes un monstre !
- Vous aimeriez vous en convaincre, mais pour l’instant, c’est vous le monstre qui refusez d’aider votre cité en engageant de bons soldats pour la défendre.
- Mais…
- Avons-nous un accord ?
- Euh…c’est-à-di…
- Ecoutez, gros tas, ou nous avons un accord, ou je vous pousse et vous vous écrasez dans le vide ! Je réitère ma question : avons-nous un accord ?
- C’est bon, de grâce, j’accepte, mais ne me poussez pas !
L’homme retira son arme. Le maire s’épongea le front et se dirigea vers son secrétaire, duquel il sortit le parchemin moisi et une plume.
- Signez là, et vous serez engagé.
- Merci.
L’intrus saisit la plume et écrivit deux lettres. Il lança le parchemin au maire, attacha une corde au balcon, et s’exclama :
- A bientôt mon cher maire !
- Attendez ! Quel est votre nom ?
- Marsh Mallow !
Et il sauta dans le vide.
- Oui, tu avais raison, nous nous reverrons, Marsh Mallow !

 

 

Gob’ ;)

Corsaires d’Umbar

Voici une petite bande-annonce des aventures de Marsh Mallow d’Umbar, que j’écris sur le forum Guerre pour la Terre du Milieu (j’essaierai de poster quelques pages demain) :

http://www.dailymotion.com/fr/lang/fr/channel/webcam/video/xa7cbv_corsaires-dumbar_webcam

Qu’en pensez-vous ?

Grob’ ;)

Why so precious ?

Voici une petite bd réalisée il y a environ un mois, qui a pour sujet la rencontre du Joker et de Gollum :

 joker10.jpg image110.jpg image1.jpg image2.jpg image3.jpg

C’était plus un travail sur le dessin et les couleurs que sur le scénario, comme vous l’aurez compris j’espère, puisque je n’avais jamais réussi à redessiner le même personnage sous plusieurs angles. La dernière case de la 3ème page est plus soignée puisque c’était un vrai dessin au début :

jokerhalo.jpg 

Il y en aura d’autres !

Grob’ ;)

Dessins en vrac

En regardant dans mes dossiers, je me suis rendu compte que je n’avais pas mis pas mal de dessins depuis longtemps, donc je me rattrape avec tous les non-présentés !

 Tout d’abord, un autre dessin des lutins crétins :

gob013.jpg  

Puis un orc colorié au crayon de couleur et « amélioré » :

orcooh.jpg 

Puis deux dessins des Maraudeurs Sanglants du forum Naheulgus (je suis le nain borgne, au cas où je ne l’ai pas encore dit ^^ ) :

 bulletints2005gikyl.jpg image32.jpg

Puis la colorisation avec Photoshop de mon dessin de 20000 Nain sous les mers :

gob012bnne.jpg gob012bnnr.jpg gob012bnn.jpg gob012bnnu.jpg

Voilà ! Ah, non, il reste une bd…

Grob’ ;)

Guerriers des morts

Voici mes guerriers des morts, nouveaux et anciens (repeints), avec un aspect fantomatique qui ressemble assez à celui du film, à mon goût !

p1330711.jpg p1330712.jpg p1330713.jpg p1330715.jpg

Qu’en pensez-vous ? (désolé, les photos sont un peu floues… :s)

Grob’ ;)

 

PS : Si vous pouviez commenter un peu mes articles, j’apprécierais, parce que je ne crois pas qu’on puisse faire un aussi mauvais score que 7 commentaires pour 688 visites ! emoticone emoticone emoticone

Cavaliers elfes

J’ai enfin pu peindre mes cavaliers galadrihms ce week-end ! Ils font partie des seules figurines bien soclées, puisque j’ai pris le temps de coller des cailloux, des morceaux d’éponge verte et de les peindre joliment (je ferai un article dessus )

Malheureusement, ils sont encore collés avec de la pâte à fixe, n’ayant toujours pas de colle…

Je mets les photos :

p1330702.jpg  p1330703.jpg  p1330704.jpg  p1330737.jpg  p1330740.jpg

Voilà !

Grob’ ;)



Auteur: Grobelin

grobelin

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