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Archives pour septembre 2009

Marsh Mallow en figurines…

Bon, comme je pars aujourd’hui, je poste mon régiment de corsaires issu des aventures de Marsh Mallow, que vous avez pu commencer
Le régiment :
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Marsh Mallow :

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Khazadrine :

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Zhurc :

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Aboubou :

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et le Moker :

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=67&u=13598337

Et la suite des aventures de Marsh !

« On arrive bientôt ? »
La douleur, bien que calmée grâce à l’attelle, devenait très difficile à supporter, presque insoutenable.
« Plus qu’une petite heure, capitaine ! »
Marsh Mallow serra les dents. Ils avaient gagnés, mais ils avaient perdu six hommes lors de l’affrontement, soit environ un sixième de leurs effectifs, sans compter plusieurs blessés, dont le capitaine lui-même. L’entaille n’était pas large, mais profonde, la flèche ayant pénétrée la chair de son épaule férocement. Le capitaine regarda Zhurc, géant parmi l’équipage, qui l’avait sauvé d’une mort imminente. Son regard se porta ensuite sur Aboubou le borgne, qui avait réussi à s’imposer comme capitaine de remplacement durant leur mission. Autant le premier pouvait être considéré comme un allié fidèle, selon Marsh, autant le deuxième devait être surveillé de près. Beaucoup de seconds, forts de leur popularité, s’étaient rebellés et avaient été la source de mutineries, dans les navires du sud. Mais l’attention du capitaine se reporta vers sa blessure, toujours douloureuse. Il était si fatigué…
« Terre ! Terre ! »
Marsh se réveilla en sursaut, ravivant du même coup la douleur de sa blessure.

- Nous sommes arrivés ?
- Oui, capitaine !
- Enfin !

Le navire accosta. Le port semblait animé, regorgeant de tentures aux vives couleurs et d’échoppes accueillantes. Les corsaires débarquèrent, et Marsh s’apprêta à les laisser s’amuser un peu lorsqu’un de ses hommes courut vers lui, tenant quelque chose qui ressemblait à du parchemin à la main.

- Capitaine, capitaine ! Il y a une affiche avec votre tête sur le mur !
- Montre-moi ça ! Ah, en effet, ça me ressemble ! Et il y a écrit des trucs autour, mais… Quelqu’un sait lire parmi vous ?

Le silence fut si épais que le singe entendit crier une mouche violée.
« Bon, et bien c’est réglé ! », fit Marsh en jetant le papier sur le pavé.
« Mes garçons, vous avez quartier libre jusqu’à neuf heures ! Nous nous retrouverons au bateau. Zhurc, tu m’accompagnes. »
Le géant émit un bref signe de tête, et suivit Marsh en direction de la foire. Les attractions y étaient nombreuses, les badauds s’intéressant tour à tour à un cracheur de feu ou à un magicien faisant apparaître des lapins.

- Un de ces gugus pourrait être utile, tu ne trouves pas ?
- Pas le cracheur, capitaine.
- Pourquoi ? C’est pourtant le plus impressionnant !
- Un bateau, ça brûle, capitaine.
- J’avais oublié !

Ils avancèrent, se frayant un chemin à travers la foule, mais la seule présence de Zhurc, dépassant de la masse, suffisait à écarter les détrousseurs ou les filous. Pourtant, un homme au teint jaunâtre se mit à les regarder fixement, puis disparut, laissant dans son sillage une odeur pestilentielle. Les deux corsaires continuèrent néanmoins leur chemin, suivit par Flac, qui cracha en direction de l’inconnu. Ils arrivèrent alors à un stand où les gens étaient attroupés plus densément encore. Zhurc écarta la foule d’un revers de main, et ils purent voir un nain occupé à couper les cheveux d’un homme, mais avec, d’après Marsh, trois lames dans chaque main. Ce ne fut que lorsqu’il se fut suffisamment approché qu’il comprit que les couteaux étaient en réalité des griffes qui sortaient de la main de leur porteur, à travers des gants troués. L’écriteau indiquait : « Venez faire couper vos cheveux ici ! Résultats garantis ! »

« C’est dommage, il aurait pu faire un excellent guerrier. En voilà un que j’aurai bien engagé ! »
A ces mots, le nain releva la tête, mais les deux hommes étaient déjà partis. Ils s’engagèrent dans une ruelle et avancèrent silencieusement, admirant les miroirs d’une jeune fille ou jetant un rapide regard sur les haches de guerre d’un homme aux allures de brigand.

- Capitaine, un homme nous suit depuis tout à l’heure.
- Je l’ai remarqué aussi. Mais il n’est pas seul…

La phrase mourut dans la gorge du capitaine alors qu’un poignard se plantait dans une poutre devant lui. Six hommes les entouraient, restant à distance raisonnable du géant.
« Messieurs, bien le bonjour ! Peut-être pourrions-nous discuter tranquillement du différend qui vous oblige à nous attaquer devant une bonne bière, non ? »
Pour toute réponse, l’homme au teint jaunâtre qu’ils avaient aperçu et qui semblait être le chef se contenta de ricaner. Cela semblait être un signal car plusieurs autres couteaux volèrent dans leur direction.
« J’aurais au moins essayé », dit Marsh à son compagnon en se jetant au sol. Zhurc répondit en hurlant, sortant sa hache de sa ceinture. Les bandits se reculèrent, mais trop tard. L’arme fendit les airs, s’abattant sur l’un d’eux. Le sang gicla alors que le cerveau du malheureux apparaissait au fur et à mesure que l’arme s’enfonçait. Zhurc se retourna, lançant sa hache vers un autre, qui la reçut dans l’estomac, ses entrailles se vidant à une vitesse démente. Un des bandits voulut poignarder le géant par derrière, mais celui-ci lui envoya un coup de coude dans la cage thoracique, le tuant sur le coup.
Marsh et Flac n’étaient pas en reste. Le capitaine se battait contre le chef et un de ses hommes, armé d’une masse d’armes, tandis que le dernier d’entre eux se dirigeait vers Flac, le teint rouge et la braguette ouverte.
« Voyons si tu couines plus après un bon traitement », lança l’obèse vicieux. Un éclair et le violeur se retrouva sur le sol, les mains près de son entrejambe d’où s’écoulaient des flots de sang. Le singe fit une petite mimique avant de planter sa lame dans le cou de son agresseur, qui s’effondra.
Le plus en difficulté était Marsh, qui souffrait toujours de sa blessure à l’épaule gauche. Ses deux ennemis l’attaquaient de toutes parts, et lui ne pouvait que parer pour leur échapper. Il s’exclama soudain, montrant le ciel : « Un Nazgul ! »
Le chef ne tourna pas la tête, mais son homme regarda derrière lui et comprit trop tard la ruse. Le sabre d’abordage était fixement planté dans son abdomen, provoquant l’apparition d’une large tâche rouge sur son habit. Marsh voulut reprendre son arme, mais elle restait accrochée à une des boucles qui ornaient le poitrail de l’homme. Le chef des brigands saisit l’occasion et voulut porter un coup fatal au corsaire. C’est à ce moment là qu’un sifflement parvint aux oreilles des combattants. Un bruit sourd, un soupir plein de haine, et le brigand chuta, une pioche enfoncée dans le dos. Son arme glissa de sa main droite dans un grand bruit, et l’homme tomba à la renverse, un filet de sang sur le menton.
Marsh se laissa tomber, le souffle haletant, tandis que Zhurc reprenait sa hache en cherchant du regard le sauveur de son capitaine. La rue était déserte, les commerçants ayant déguerpi dès que les choses dégénérèrent.
« Je ne sais pas qui m’a sauvé, mais il faudra que je pense à le remercier », souffla Marsh en s’évanouissant.
Zhurc le prit sur ses épaules, et retourna près du marché, à l’entrée de la taverne, suivit de Flac, qui jouait avec l’organe génital coupé de son agresseur en le pointant comme un pistolet vers les femmes qu’il rencontrait.

- Mais c’est qu’il est mignon ce petit singe, et qu’est-ce qu’il a dans la main ?
- Grick, grick !
- Mais c’est…

Un hurlement, plusieurs femmes s’évanouirent, le tumulte fut à son comble lorsque le singe jeta son jouet dans le capuchon d’une jeune fille, suite au regard que lui jeta Zhurc…
Les deux corsaires pénétrèrent dans la taverne sous le regard médusé du tenancier. Zhurc s’approcha de lui et lui chuchota quelques mots à l’oreille. Celui-ci lui désigna l’escalier et fit le chiffre quatre avec ses doigts. Le géant émit un signe de tête et monta les marches, s’enfonçant dans la noirceur ténébreuse et glauque de l’accès aux chambres.

***

Un courant d’air frais, une brise nocturne, tel fut l’environnement dans lequel Marsh s’éveilla. Un fredonnement parvint à ces oreilles. Il ouvrit les yeux, et fut surpris de se trouver dans un lit, en face d’une jeune femme qui lui tournait le dos. Il se redressa, cherchant du regard ses compagnons, mais ils étaient seuls. La jeune femme se tourna vers lui, se s’approchant pour voir s’il était réveillé. Son corsage était ouvert et le corsaire eu du mal à en détacher son regard lorsque celle-ci se pencha vers lui.

- Bonjour, beau corsaire.
- Euh…bonjour, euh…mademoiselle… Vous pourriez me dire où je suis, et où sont mes compagnons ?

Ses yeux redescendirent, et Marsh sentit ses joues se chauffer. Il reprit ses esprits et regarda la demoiselle dans les yeux. Ils étaient d’un vert émeraude qui figea le capitaine, tant leur profondeur était grande.

- Votre ami le géant est en bas, à une table, accompagné de votre singe.
- Très bien, je vais donc les retrouver de ce p…
- Non, ils attendront, et nous avons plein de choses à faire, tous les deux !
- Vous…vous aimeriez…vous…vous aimeriez vous en convaincre !

Marsh avait de plus en plus de mal à garder son calme, tandis que la jeune fille s’installait à cheval sur lui, laissant au capitaine le loisir d’admirer ses formes généreuses. Elle s’apprêta à relever sa tunique lorsque la porte s’ouvrit avec fracas. Marsh tenta d’écarter sa généreuse bienfaitrice et de bondir hors du lit, mais celle-ci resserra son étreinte avec un sourire contraint. Plusieurs hommes armés et en uniforme entrèrent dans la pièce. Le premier s’avança d’un pas de conquérant, tenant un rouleau de parchemin à la main. Il le déroula et le corsaire reconnut la même affiche que celle qu’il avait eue dans les mains quelques heures auparavant.

- Ah ! Mon affiche ! Merci, merci, mon brave de me l’avoir retrouvé ! Je la cherchais partout !
- Vous êtes en état d’arrestation, comme le montre ce texte.
- Lisez-moi ça !

Le garde obéit, surpris de voir le criminel si conciliant.

- « Par ordre de Lincolnyr, maire de la ville de Casablancar, le capitaine corsaire Marsh Mallow est en état d’arrestation. Il devra être amené à la forteresse de cette cité mort ou vif, pour une récompense de cent trois pièces d’or et trente-sept pièces d’argent. »
- Ce maire est toujours aussi calculateur. Euh…vous me serrez un peu trop, là…Non pas que je n’aime pas ça, hein, mais vos formes généreuses vous rendent assez lourde…

La jeune femme lui fit signe de se taire, et les soldats encadrèrent le lit, leurs armes pointées sur le pirate. Elle se leva et s’assit sur le rebord de la fenêtre, en reboutonnant son corsage.

- Non, laissez-le comme ça, je vous assure que c’est plus intéressant !
- Veuillez-nous suivre, monsieur, et il ne vous sera fait aucun maaargh !

Trois lames se plantèrent dans sa tête, arrosant la jeune femme de sang. Les soldats brandirent leurs piques, la femme hurla, et le corps du capitaine des gardes s’affala sur le sol. Derrière lui se trouvait le nain coupeur de cheveux, les lames sortant de ses mains dirigées vers les soldats. Il grogna, et s’élança vers le premier, lui tranchant net la jugulaire, et lui griffant le visage. Trois trainées rougeâtres apparurent sur son visage, alors même que le nain transperçait le bras gauche d’un soldat et brisait l’arme d’un autre. Marsh, libéré de l’emprise des jambes de la demoiselle, saisit son arbalète sur le sol et planta un carreau dans l’œil droit d’un garde. Le sang giclait, les boyaux volaient, les geignements inondaient la pièce, tant et si bien que la jeune femme s’évanouit à son tour. La bataille se termina lorsque les cinq gardes se furent répandus par terre, leurs tripes s’étalant sur le sol. Le nain prit la fille sur son dos, et montra la fenêtre au corsaire.

- Excuse-moi, mais mon ami attend en bas et…
- Non, ils l’ont endormi et emmené, ainsi que la bestiole. Il faut partir maintenant.

Marsh acquiesça, et sauta par la fenêtre. Le nain le suivit une seconde plus tard, et ils coururent en direction du navire. Malheureusement, un garde les reconnut et ameuta tout le quartier. Les gens accouraient en entendant le mot « récompense », tentant d’arrèter les fuyards. Mais le nain sortit ses griffes et se mit à taillader les passants qui freinaient leur course. Ils arrivèrent près du bateau, et Marsh reconnut la silhouette caractéristique d’Aboubou.
« On met les voiles ! », hurla-t-il à son lieutenant, lui et le nain étant toujours poursuivis. Aboubou comprit et donna ses ordres, tandis que les deux fugitifs sautaient sur le pont. La foule arrivait, menée par plusieurs gardes, mais un tir de baliste bien placé fit éclater l’un d’entre eux, dont les morceaux furent éparpillés dans la masse qui fuyait à présent, effrayée par cette attaque. Le bâtiment put ainsi s’éloigner, et Marsh put respirer à nouveau.

- Où est Zhurc, capitaine ?
- Prisonnier. Et Flac aussi.
- Plusieurs d’entre nous ont aussi été capturés, et l’un tué par derrière. Que faisons-nous maintenant ?
- On se regroupe, on s’organise, on libère les otages, et on se venge du maire.
- Bon plan !

Marsh se tourna vers le nain, qui avait laissé la fille étalée à la proue.

- Merci à toi, qui m’a sauvé !
- Je cherche juste à me faire engager.
- Quel est ton nom ?
- On m’appelle Khazadrine.
 

Voilà, donc je reviens vendredi prochain, pour mon anniversaire, et je pars le 4 en Angleterre…

Grob’

La Gazette de Bree

Bon, ne pouvant toujours pas mettre de photos, je vous mets le lien officiel de la Gazette de Bree, journal du forum « La Guerre pour la Terre du Milieu », à laquelle j’ai apporté environ le tiers de la participation, travail réalisé avec deux autres membres influents du forum. Je vous encourage fortement à lire tous les articles (pas forcément les miens), car l’humour et la stupidité sont de rigueur ! emoticone

Je me suis occupé de la mise en page pour cette premièr édition, mais comme je pars au Royaume-Uni, le mois prochain, ce sera au tour de Gauthier, rédacteur en chef (je ferai sans doute juste la page de garde, mais mes articles seront normalement toujours là ! …enfin j’espère… !). Voili, voilou :

http://guerreterredumilieu.forumactif.com/la-gazette-de-bree-f10/gazette-de-bree-premiere-edition-t249.htm#11544

N’hésitez pas à laisser des commentaires sur cette gazette ici ou là-bas, ou mieux encore, à vous inscrire sur le forum, pour peu que vous ayez quelques talents d’écriture et une imagination débordante !

Grob’ emoticone

PS : N’oubliez pas d’y aller le mois prochain, je suis interviewé !

Marsh Mallow d’Umbar, chapitre 2

Bon, comme j’ai un problème avec les images, je poste la suite des aventures de Marsh Mallow d’Umbar !

 Chapitre 2 : Bataille à Bâbord !

Première partie :Le maire sortit discrètement de sa forteresse, accompagné par un homme basané aux habits colorés. Ils étaient entourés de six gardes, la protection du maire ayant été renforcée depuis les événements de la veille. Cependant, celui-ci souriait. Il allait pouvoir se venger de celui qui l’avait humilié publiquement, ce fourbe, ce félon de capitaine, ce Marsh Mallow…

***
« Capitaine ! Des visiteurs ! »
La tente s’ouvrit, dévoilant un homme étrange, aux allures de commandant. Marsh Mallow, car c’était lui, sortit, suivit de près par Flac, son singe.
- Et combien sont-ils, mon brave ?
- Environ une vingtaine, cap’ !
- « Environ » ! Je ne veux pas d’ « environ », je veux un nombre exact !
- C’est que…je suis borgne et…ma ve n’est plus ce…
- Ca va, ça va… Mais qui m’a fichu un borgne comme guetteur ?
- Cap’, les visiteurs sont là !
- Capitaine, pas Cap’ ! A quoi ressemblent-ils ?
- Mais à un pachyderme, mon petit soldat !
Marsh se retourna brusquement. Devant lui se tenait fièrement le maire, engoncé dans un habit vert et argent, contrastant avec celui de son compagnon, rouge et or.
- Vous voyez, grâce à moi, vous n’avez déjà plus de complexes au sujet de votre embonpoint !
- Très amusant. Mais je ne suis pas là pour entendre un pion me faire la morale, nous devons parler affaires. Laissez-nous seuls.
Les gardes firent un bref salut militaire et se retirèrent.
- Allons dans votre…euh…votre maison…huh…huh…
Marsh lui lança un regard noir, mais écarta tout de même la tenture qui servait de porte. Le maire et son compagnon s’installèrent sur les rondins de bois entassés sous la tente, alors que le pirate demandait, de son ton le plus hypocrite :
- Du thé, votre grosseur…euh…grandeur ?
- Non.
Marsh se servit et s’assit confortablement sur sa cape roulée en boule.
- Et donc, que puis-je pour vous ?
- Voyez-vous, après les incidents de la nuit dernière, la personne ici présente est venue me trouver pour une affaire importante, puisqu’elle concerne l’économie de la cité.
- Jé souis malchand et l’un de mes malins m’a lappolté qué plusieuls dé més naviles ont été volés, des tlès beaux naviles …
- Et nous aurions aimé que vous éliminiez les voleurs.
- Très bien. Qui sont-ils ?
- Ce sont les hommes de Casablancar, une ville voisine que nous devrions raser, si vous voulez mon avis. Ils sont environ soixante et sont à bord de trois navires comportant plusieurs balistes. Heureusement pour vous, ils sont assez inexpérimentés, d’après l’espion.
- Et de combien d’hommes est-ce que je dispose ?
- De vos hommes et des quinze recrues de la taverne d’hier.
Marsh se leva d’un bond, renversant son thé au passage.
- Mais ce serait du suicide !
- Ah, j’oubliais, vous serez à bord d’un vaisseau de guerre armé de dix balistes.
- Trop aimable !
- Vous partez dans une heure. Et c’est un ordre !
Deuxième partie :« Moussaillons, à vos postes ! »
Marsh Mallow trépignait sur le pont du vaisseau. Les navires ennemis étaient visibles au loin, mais arrivaient de plusieurs côtés à la fois, permettant au pirate de les attaquer l’un après l’autre.
- Les balistes à la proue !
- A vos ordres capitaine !
- Les grappins sont prêts ?
- Oui, capitaine !
- Qui est à la vigie ?
- Personne, capitaine !
- Quoi ? Personne à la vigie ? Vous voulez me tuer ?
- Non capitaine !
Le forban prit la liste où étaient écrits les noms de ses hommes.
- Le premier de la liste à la vigie ! Hum… Aboubou ! Qui est Aboubou ?
- C’est moi capitaine !
- Bien, tu vas à la vigiargh ! Encore toi !
C’était le borgne.
- Non, finalement, je prends le dernier de la liste ! Il serait capable de confondre notre bicoque avec celle de l’ennemi, ce troll… Bon, Zhurc ! Qui est Zhurc ?
- Moi !
Le géant ayant survécu à l’attaque de la forteresse du maire se leva.
- Non, toi, tu viendras avec moi.
Après ces préparatifs mouvementés, les hommes furent enfin chacun à son poste. Le premier vaisseau ennemi n’était plus qu’à une centaine de mètres, et Marsh se lança dans un discours chargé de lourds présages quant à l’issue du combat.
- Mes amis, je ne vous dirai qu’une chose : PAS DE QUARTIER !
- Ayah !
- Ayah !
- En avant les balistes ! A mon commandement, feu !
L’ordre résonna à travers la baie, tandis que dix projectiles fonçaient sur le navire adverse. La puissance des armes était telle que cinq des voleurs furent embrochés, et trois grièvement blessés, alors même que plusieurs des lances se plantaient dans la coque. De leur côté, les brigands ne réussirent qu’à transpercer l’un des malheureux membres de l’équipage, resté trop près du bastingage. Marsh leva le bras une nouvelle fois, mais son ordre se perdit dans le rugissement unanime de ses hommes, les nouveaux projectiles faisant encore plusieurs morts du côté adverse. Les bateaux n’étaient plus qu’à quelques mètres l’un de l’autre, et Zhurc se mit à la barre, plaçant les deux bâtiments côte à côte. Les grappins furent lancés, et le cri unanime « A l’abordage ! » retentit à travers l’espace. Les voleurs furent surpris, attaqués par un si grand nombre d’ennemis. Marsh volait d’ennemi en ennemi, feintant, parant, transperçant, coupant… Finalement, tous les membres de l’équipage adverse furent tués, et les corsaires n’eurent à déplorer qu’une seule perte supplémentaire, le malheureux étant tombé dans l’eau au moment de l’abordage, et ayant été achevé par un tir d’arbalète.
- Capitaine, le deuxième vaisseau est presque sur nous, que fait-on ?
- Dirigez les balistes dessus, et défendez-vous autant que possible, nous devrions encore être les plus nombreux. Moi, je m’occupe du dernier navire. Toi, Zhurc, tu viens avec moi !
- Je préfère combattre !
- Non, il est possible que nous ne soyons plus assez nombreux après l’attaque du deuxième bâtiment. Nous devons employer la ruse. Mettez le Black Merle à la mer !
- A vos ordres, capitaine !
- Flac, ici ! Nous aurons besoin de tes talents également ! Toi, Aboubou, je te nomme capitaine jusqu’à ce que nous soyons revenus. Tâche de ne pas faillir ! Zhurc, Flac, à la barque ! Et rappelez-vous tous, pas de quartier !
Les deux hommes et le singe descendirent dans le canot, qui croula légèrement sous le poids du géant. Ils se mirent à pagayer en direction du troisième bateau, très lentement pour ne pas éveiller les soupçons.

***
Aboubou lança ses ordres. L’ennemi n’était plus très loin, et il devait faire vite. L’effet de surprise dont ils avaient bénéficié lors de la première attaque n’avait plus lieu d’être, il fallait donc profiter de leur avantage numérique encore un bref instant. Les balistes furent placées à tribord, afin d’arriver plus rapidement à l’abordage.
- A mon commandement, feu !
Les projectiles furent accueillis des deux côtés par des hurlements de douleurs. L’homme à la droite d’Aboubou fut tué sur le coup, transpercé par la lance. Le sang gicla jusqu’au visage du capitaine, qui tira son épée et hurla aux arbalétriers de tirer. Les carreaux décimèrent les rangs ennemis qui se préparaient à l’abordage. Au total, une dizaine de voleurs furent tués par les seules armes à distance. L’abordage pouvait commencer.

***
- Zhurc, arrête de ramer !
- Pourquoi capitaine ?
- Nous allons maintenant renverser la barque et nager dessous. Nous sommes assez près de l’ennemi.
- Très bien.
Zhurc se pencha soudain de tout son long sur le côté droit, renversant la barque et ses occupants. Le singe voulut hurler, mais le géant le prit par le cou et se glissa sous la barque. Le capitaine n’y était pas. Zhurc inspira un grand coup et partit à la recherche de Marsh, en tenant toujours fermement le singe. Il le vit en train de nager vers la barque, et retourna par conséquent sous celle-ci. La tête du capitaine émergea peu après, sifflant et crachant.
- La prochaine fois, préviens moi !
- Zhurc exécute les ordres sur le champ.
- Oui, mais bon… Oh ! Viens là mon petit Flac, tu as eu peur ? C’est pas grave, maman est là maintenant.
Zhurc leva les yeux au ciel.
- Maintenant, écoute-moi bien. Tu vas te hisser sur la barque et faire le guet pour nous, d’accord ? Si quelqu’un te regarde, je te donne mon arbalète et tu sais ce que tu dois faire, hum ?
Le singe fit un signe de la tête.
- Très bien, alors, en avant !
Il sortit de la barque et aida le singe à s’agripper, la coque étant humide. Puis il retourna sous la barque.
- Capitaine, qu’allons nous faire maintenant ?
- Nous allons couler le dernier navire.
- Très bien.
- J’adore ton côté contestateur !
- Je sais.
- Bon, je crois que nous y sommes, je vois une forme sombre devant. Je te laisse travailler avec ça. Je l’ai trouvée dans le bateau ennemi.
Il lui tendit une scie. Le géant, sans un bruit, la prit et sortit du canot. Marsh le suivit. Le singe était toujours au sommet, l’arbalète à la main. Zhurc replongea, et se laissa glisser sous le navire ennemi. Il commença à scier, mais l’instrument glissait sur la paroi. Le géant remonta à la surface, faisant des signes à son capitaine. Le regard de celui-ci se posa sur l’énorme hache que Zhurc portait à la ceinture.
- Ce sera moins discret, mais essaie avec ça !
Zhurc sourit. Il saisit son arme et replongea. Des bruits sourds se firent entendre. Le singe grogna, indiquant à son maître la présence d’étrangers. Celui-ci prit l’arbalète et fit grimper le singe sur le navire. L’animal tira une petite dague de sa ceinture. Une forme humaine apparut au-dessus du bastingage.
- Et, les gars, j’ai l’impression qu’on a heurté un récif ou une grosse bestiole. Il y a duuurgh… !
La phrase mourut au moment où la dague se plantait dans sa jugulaire.
- Qu’est-ce tu dis ? Il y a un obstacccuh… !
Le carreau l’avait propulsé en arrière.
La tête de Zhurc réapparut.
- Encore quelques coups et la coque se brise, capitaine !
- Dépêche-toi, je ne les retiendrai plus longtemps !
Le géant replongea, et les coups sourds se firent à nouveau entendre.
- Aleeeeerte ! Nous sommes attaqués !
Le cri retentit au-dessus de Marsh. Des bruits de course, des cliquetis d’armes, et une nouvelle tête apparut, mais tomba, tranchée par le singe. L’eau se mit à rougir. Marsh reprit son arbalète et visa un autre voleur. Une trainée rougeâtre gicla. Mais les brigands étaient de plus en plus nombreux. Marsh vit un archer parmi eux, qui le visait. Il tira, mais le rata de quelques centimètres. Un grand bruit se fit entendre, et le vaisseau se pencha brutalement. Au moment où la tête de Zhurc réapparut, la flèche fendit les airs. Une douleur atroce, puis, plus rien.

***
Les cadavres jonchaient le sol. Les corsaires avaient été victorieux, mais les pertes furent plus importantes. Au total, trois hommes étaient morts lors de l’assaut, malgré leur surnombre. Mais le dernier vaisseau approchait. Où donc étaient le capitaine et le géant ? Cette question hantait les pensées d’Aboubou. Les balistes furent rechargées sous ses ordres, dirigées vers l’ennemi, mais une agitation anormale semblait avoir pris place à bord de leur bâtiment. Au moment où l’ordre de faire pleuvoir la mort sortit de ses lèvres, le navire des voleurs s’ébranla, et se mit à couler lentement. Les voleurs hurlaient, et Aboubou put apercevoir deux formes qui se dirigeaient vers une embarcation renversée. La haute stature de l’une de ces formes lui permit de reconnaître Zhurc, mais celui-ci avait l’air de soutenir la deuxième, qui devait être le capitaine. Aboubou donna l’ordre de les intercepter et de les ramener à bord. Au bout de quelques minutes, Zhurc apparut, supportant Marsh qui gisait évanoui, une flèche dans l’épaule. Le singe les suivait, toujours armé de sa dague et portant la tête tranchée comme un trophée.
- Il est … mort ?
- Non, il est juste blessé.
- Alors, il sera heureux d’apprendre la nouvelle.
- Laquelle ?
- Nous avons gagné !
 Voilà ! La suite bientôt, si le problème n’est pas réglé…

Grob’ ;)

La Chevauchée des Rohirrims

Désolé pour cette brève abscence d’une semaine, qui se reproduira samedi jusqu’à mercredi environ, je suis encore en vacances et n’avait pas internet dans la petite maison sur la…nationale…mais j’avais mes figurines !

Mes derniers achats étant constitués des héros à cheval Eomer et Théoden du Pelennor, je me suis donc concentré sur le Rohan cette semaine. Voilà donc les photos :

Théoden Roi de la Marche :

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Eomer à cheval :

p1340094.jpg  p1340097.jpg  

Cavaliers d’Eomer :

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Cavaliers du Roi (je ne l’avais pas encore) :

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Cavaliers d’Erkenbrand :

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Le Rohan part en guerre (avec les socles d’infanterie Gda peints cette semaine, parsemés de cailloux, d’herbe et de boucliers…) :

p1340363.jpg 

So ?

Grob’ ;)



Auteur: Grobelin

grobelin

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