Marsh Mallow en figurines…

Bon, comme je pars aujourd’hui, je poste mon régiment de corsaires issu des aventures de Marsh Mallow, que vous avez pu commencer
Le régiment :
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Marsh Mallow :

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Khazadrine :

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Zhurc :

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Aboubou :

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et le Moker :

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Et la suite des aventures de Marsh !

« On arrive bientôt ? »
La douleur, bien que calmée grâce à l’attelle, devenait très difficile à supporter, presque insoutenable.
« Plus qu’une petite heure, capitaine ! »
Marsh Mallow serra les dents. Ils avaient gagnés, mais ils avaient perdu six hommes lors de l’affrontement, soit environ un sixième de leurs effectifs, sans compter plusieurs blessés, dont le capitaine lui-même. L’entaille n’était pas large, mais profonde, la flèche ayant pénétrée la chair de son épaule férocement. Le capitaine regarda Zhurc, géant parmi l’équipage, qui l’avait sauvé d’une mort imminente. Son regard se porta ensuite sur Aboubou le borgne, qui avait réussi à s’imposer comme capitaine de remplacement durant leur mission. Autant le premier pouvait être considéré comme un allié fidèle, selon Marsh, autant le deuxième devait être surveillé de près. Beaucoup de seconds, forts de leur popularité, s’étaient rebellés et avaient été la source de mutineries, dans les navires du sud. Mais l’attention du capitaine se reporta vers sa blessure, toujours douloureuse. Il était si fatigué…
« Terre ! Terre ! »
Marsh se réveilla en sursaut, ravivant du même coup la douleur de sa blessure.

- Nous sommes arrivés ?
- Oui, capitaine !
- Enfin !

Le navire accosta. Le port semblait animé, regorgeant de tentures aux vives couleurs et d’échoppes accueillantes. Les corsaires débarquèrent, et Marsh s’apprêta à les laisser s’amuser un peu lorsqu’un de ses hommes courut vers lui, tenant quelque chose qui ressemblait à du parchemin à la main.

- Capitaine, capitaine ! Il y a une affiche avec votre tête sur le mur !
- Montre-moi ça ! Ah, en effet, ça me ressemble ! Et il y a écrit des trucs autour, mais… Quelqu’un sait lire parmi vous ?

Le silence fut si épais que le singe entendit crier une mouche violée.
« Bon, et bien c’est réglé ! », fit Marsh en jetant le papier sur le pavé.
« Mes garçons, vous avez quartier libre jusqu’à neuf heures ! Nous nous retrouverons au bateau. Zhurc, tu m’accompagnes. »
Le géant émit un bref signe de tête, et suivit Marsh en direction de la foire. Les attractions y étaient nombreuses, les badauds s’intéressant tour à tour à un cracheur de feu ou à un magicien faisant apparaître des lapins.

- Un de ces gugus pourrait être utile, tu ne trouves pas ?
- Pas le cracheur, capitaine.
- Pourquoi ? C’est pourtant le plus impressionnant !
- Un bateau, ça brûle, capitaine.
- J’avais oublié !

Ils avancèrent, se frayant un chemin à travers la foule, mais la seule présence de Zhurc, dépassant de la masse, suffisait à écarter les détrousseurs ou les filous. Pourtant, un homme au teint jaunâtre se mit à les regarder fixement, puis disparut, laissant dans son sillage une odeur pestilentielle. Les deux corsaires continuèrent néanmoins leur chemin, suivit par Flac, qui cracha en direction de l’inconnu. Ils arrivèrent alors à un stand où les gens étaient attroupés plus densément encore. Zhurc écarta la foule d’un revers de main, et ils purent voir un nain occupé à couper les cheveux d’un homme, mais avec, d’après Marsh, trois lames dans chaque main. Ce ne fut que lorsqu’il se fut suffisamment approché qu’il comprit que les couteaux étaient en réalité des griffes qui sortaient de la main de leur porteur, à travers des gants troués. L’écriteau indiquait : « Venez faire couper vos cheveux ici ! Résultats garantis ! »

« C’est dommage, il aurait pu faire un excellent guerrier. En voilà un que j’aurai bien engagé ! »
A ces mots, le nain releva la tête, mais les deux hommes étaient déjà partis. Ils s’engagèrent dans une ruelle et avancèrent silencieusement, admirant les miroirs d’une jeune fille ou jetant un rapide regard sur les haches de guerre d’un homme aux allures de brigand.

- Capitaine, un homme nous suit depuis tout à l’heure.
- Je l’ai remarqué aussi. Mais il n’est pas seul…

La phrase mourut dans la gorge du capitaine alors qu’un poignard se plantait dans une poutre devant lui. Six hommes les entouraient, restant à distance raisonnable du géant.
« Messieurs, bien le bonjour ! Peut-être pourrions-nous discuter tranquillement du différend qui vous oblige à nous attaquer devant une bonne bière, non ? »
Pour toute réponse, l’homme au teint jaunâtre qu’ils avaient aperçu et qui semblait être le chef se contenta de ricaner. Cela semblait être un signal car plusieurs autres couteaux volèrent dans leur direction.
« J’aurais au moins essayé », dit Marsh à son compagnon en se jetant au sol. Zhurc répondit en hurlant, sortant sa hache de sa ceinture. Les bandits se reculèrent, mais trop tard. L’arme fendit les airs, s’abattant sur l’un d’eux. Le sang gicla alors que le cerveau du malheureux apparaissait au fur et à mesure que l’arme s’enfonçait. Zhurc se retourna, lançant sa hache vers un autre, qui la reçut dans l’estomac, ses entrailles se vidant à une vitesse démente. Un des bandits voulut poignarder le géant par derrière, mais celui-ci lui envoya un coup de coude dans la cage thoracique, le tuant sur le coup.
Marsh et Flac n’étaient pas en reste. Le capitaine se battait contre le chef et un de ses hommes, armé d’une masse d’armes, tandis que le dernier d’entre eux se dirigeait vers Flac, le teint rouge et la braguette ouverte.
« Voyons si tu couines plus après un bon traitement », lança l’obèse vicieux. Un éclair et le violeur se retrouva sur le sol, les mains près de son entrejambe d’où s’écoulaient des flots de sang. Le singe fit une petite mimique avant de planter sa lame dans le cou de son agresseur, qui s’effondra.
Le plus en difficulté était Marsh, qui souffrait toujours de sa blessure à l’épaule gauche. Ses deux ennemis l’attaquaient de toutes parts, et lui ne pouvait que parer pour leur échapper. Il s’exclama soudain, montrant le ciel : « Un Nazgul ! »
Le chef ne tourna pas la tête, mais son homme regarda derrière lui et comprit trop tard la ruse. Le sabre d’abordage était fixement planté dans son abdomen, provoquant l’apparition d’une large tâche rouge sur son habit. Marsh voulut reprendre son arme, mais elle restait accrochée à une des boucles qui ornaient le poitrail de l’homme. Le chef des brigands saisit l’occasion et voulut porter un coup fatal au corsaire. C’est à ce moment là qu’un sifflement parvint aux oreilles des combattants. Un bruit sourd, un soupir plein de haine, et le brigand chuta, une pioche enfoncée dans le dos. Son arme glissa de sa main droite dans un grand bruit, et l’homme tomba à la renverse, un filet de sang sur le menton.
Marsh se laissa tomber, le souffle haletant, tandis que Zhurc reprenait sa hache en cherchant du regard le sauveur de son capitaine. La rue était déserte, les commerçants ayant déguerpi dès que les choses dégénérèrent.
« Je ne sais pas qui m’a sauvé, mais il faudra que je pense à le remercier », souffla Marsh en s’évanouissant.
Zhurc le prit sur ses épaules, et retourna près du marché, à l’entrée de la taverne, suivit de Flac, qui jouait avec l’organe génital coupé de son agresseur en le pointant comme un pistolet vers les femmes qu’il rencontrait.

- Mais c’est qu’il est mignon ce petit singe, et qu’est-ce qu’il a dans la main ?
- Grick, grick !
- Mais c’est…

Un hurlement, plusieurs femmes s’évanouirent, le tumulte fut à son comble lorsque le singe jeta son jouet dans le capuchon d’une jeune fille, suite au regard que lui jeta Zhurc…
Les deux corsaires pénétrèrent dans la taverne sous le regard médusé du tenancier. Zhurc s’approcha de lui et lui chuchota quelques mots à l’oreille. Celui-ci lui désigna l’escalier et fit le chiffre quatre avec ses doigts. Le géant émit un signe de tête et monta les marches, s’enfonçant dans la noirceur ténébreuse et glauque de l’accès aux chambres.

***

Un courant d’air frais, une brise nocturne, tel fut l’environnement dans lequel Marsh s’éveilla. Un fredonnement parvint à ces oreilles. Il ouvrit les yeux, et fut surpris de se trouver dans un lit, en face d’une jeune femme qui lui tournait le dos. Il se redressa, cherchant du regard ses compagnons, mais ils étaient seuls. La jeune femme se tourna vers lui, se s’approchant pour voir s’il était réveillé. Son corsage était ouvert et le corsaire eu du mal à en détacher son regard lorsque celle-ci se pencha vers lui.

- Bonjour, beau corsaire.
- Euh…bonjour, euh…mademoiselle… Vous pourriez me dire où je suis, et où sont mes compagnons ?

Ses yeux redescendirent, et Marsh sentit ses joues se chauffer. Il reprit ses esprits et regarda la demoiselle dans les yeux. Ils étaient d’un vert émeraude qui figea le capitaine, tant leur profondeur était grande.

- Votre ami le géant est en bas, à une table, accompagné de votre singe.
- Très bien, je vais donc les retrouver de ce p…
- Non, ils attendront, et nous avons plein de choses à faire, tous les deux !
- Vous…vous aimeriez…vous…vous aimeriez vous en convaincre !

Marsh avait de plus en plus de mal à garder son calme, tandis que la jeune fille s’installait à cheval sur lui, laissant au capitaine le loisir d’admirer ses formes généreuses. Elle s’apprêta à relever sa tunique lorsque la porte s’ouvrit avec fracas. Marsh tenta d’écarter sa généreuse bienfaitrice et de bondir hors du lit, mais celle-ci resserra son étreinte avec un sourire contraint. Plusieurs hommes armés et en uniforme entrèrent dans la pièce. Le premier s’avança d’un pas de conquérant, tenant un rouleau de parchemin à la main. Il le déroula et le corsaire reconnut la même affiche que celle qu’il avait eue dans les mains quelques heures auparavant.

- Ah ! Mon affiche ! Merci, merci, mon brave de me l’avoir retrouvé ! Je la cherchais partout !
- Vous êtes en état d’arrestation, comme le montre ce texte.
- Lisez-moi ça !

Le garde obéit, surpris de voir le criminel si conciliant.

- « Par ordre de Lincolnyr, maire de la ville de Casablancar, le capitaine corsaire Marsh Mallow est en état d’arrestation. Il devra être amené à la forteresse de cette cité mort ou vif, pour une récompense de cent trois pièces d’or et trente-sept pièces d’argent. »
- Ce maire est toujours aussi calculateur. Euh…vous me serrez un peu trop, là…Non pas que je n’aime pas ça, hein, mais vos formes généreuses vous rendent assez lourde…

La jeune femme lui fit signe de se taire, et les soldats encadrèrent le lit, leurs armes pointées sur le pirate. Elle se leva et s’assit sur le rebord de la fenêtre, en reboutonnant son corsage.

- Non, laissez-le comme ça, je vous assure que c’est plus intéressant !
- Veuillez-nous suivre, monsieur, et il ne vous sera fait aucun maaargh !

Trois lames se plantèrent dans sa tête, arrosant la jeune femme de sang. Les soldats brandirent leurs piques, la femme hurla, et le corps du capitaine des gardes s’affala sur le sol. Derrière lui se trouvait le nain coupeur de cheveux, les lames sortant de ses mains dirigées vers les soldats. Il grogna, et s’élança vers le premier, lui tranchant net la jugulaire, et lui griffant le visage. Trois trainées rougeâtres apparurent sur son visage, alors même que le nain transperçait le bras gauche d’un soldat et brisait l’arme d’un autre. Marsh, libéré de l’emprise des jambes de la demoiselle, saisit son arbalète sur le sol et planta un carreau dans l’œil droit d’un garde. Le sang giclait, les boyaux volaient, les geignements inondaient la pièce, tant et si bien que la jeune femme s’évanouit à son tour. La bataille se termina lorsque les cinq gardes se furent répandus par terre, leurs tripes s’étalant sur le sol. Le nain prit la fille sur son dos, et montra la fenêtre au corsaire.

- Excuse-moi, mais mon ami attend en bas et…
- Non, ils l’ont endormi et emmené, ainsi que la bestiole. Il faut partir maintenant.

Marsh acquiesça, et sauta par la fenêtre. Le nain le suivit une seconde plus tard, et ils coururent en direction du navire. Malheureusement, un garde les reconnut et ameuta tout le quartier. Les gens accouraient en entendant le mot « récompense », tentant d’arrèter les fuyards. Mais le nain sortit ses griffes et se mit à taillader les passants qui freinaient leur course. Ils arrivèrent près du bateau, et Marsh reconnut la silhouette caractéristique d’Aboubou.
« On met les voiles ! », hurla-t-il à son lieutenant, lui et le nain étant toujours poursuivis. Aboubou comprit et donna ses ordres, tandis que les deux fugitifs sautaient sur le pont. La foule arrivait, menée par plusieurs gardes, mais un tir de baliste bien placé fit éclater l’un d’entre eux, dont les morceaux furent éparpillés dans la masse qui fuyait à présent, effrayée par cette attaque. Le bâtiment put ainsi s’éloigner, et Marsh put respirer à nouveau.

- Où est Zhurc, capitaine ?
- Prisonnier. Et Flac aussi.
- Plusieurs d’entre nous ont aussi été capturés, et l’un tué par derrière. Que faisons-nous maintenant ?
- On se regroupe, on s’organise, on libère les otages, et on se venge du maire.
- Bon plan !

Marsh se tourna vers le nain, qui avait laissé la fille étalée à la proue.

- Merci à toi, qui m’a sauvé !
- Je cherche juste à me faire engager.
- Quel est ton nom ?
- On m’appelle Khazadrine.
 

Voilà, donc je reviens vendredi prochain, pour mon anniversaire, et je pars le 4 en Angleterre…

Grob’

2 commentaires à “Marsh Mallow en figurines…”


  1. 0 mutuelle 26 sept 2009 à 19:38

    ne part pas trop longtemps en angleterre ou met nous des nouveaux article , a bientot et bon voyage , signé un lecteur assidue

  2. 1 grobelin 2 oct 2009 à 17:17

    Désolé, « lecteur assidu », je pars pour trois mois !
    Mais j’essaierai de poster deux articles demain avant de partir…
    Grob’ ;)
    PS : Je pourrai peut-être poster quelques articles en UK…
    PS2 : J’ai 17 ans ! Déjà quelques cadeaux (24 corsaires, Dalamyr, 3 arbalétriers, Capitaine et Bosun) ^^

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Auteur: Grobelin

grobelin

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