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Archives pour octobre 2009

Format valide

J’ai essaye le strip generator de Dragontigre sur le warfo, et, bien que toutes les bonnes idees aient ete prises par le dit animal imaginaire, en voici un petit nouveau, base sur un probleme qui m’arrive quasiment a chaque fois sur le forum precedemment cite…
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=93&u=13598337
Qu’en pensez-vous ?
Grob’ emoticone

Sondage fini !

J’arrete ce sondage qui prend une place dingue et ne sert a rien, pour en mettre un nouveau. Donc voici les resultats : 

Quels est votre personnage préféré dans le Sda parmi ceux-ci ?

  • Gimli (27%)
  • Legolas (16%)
  • Boromir (10%)
  • Sam (10%)
  • Gandalf (10%)
  • Aragorn (8%)
  • Faramir (6%)
  • Autres personnages du Bien (4%)
  • Théoden (2%)
  • Sylvebarbe (2%)
  • Denethor (2%)
  • Pippin (2%)
  • Elrond (0%)
  • Frodon (0%)
  • Eomer (0%)
  • Eowyn (0%)
  • Galadriel (0%)
  • Merry (0%)
  • Arwen (0%)

Nombre de Votes: 49

Grob’emoticone

Mes premiers décors !

Bon, passons aux choses serieuse ! Voila les photos de mes decors (pas peints mais on s’en fout ! lol! ) :
Mes premiers décors ! dans Decors p1340610
Collines :
p1340611 dans Decors
p1340612
p1340613
p1340613

Ruines :
p1340614
p1340615

Donc deux questions s’imposent :
- Comment les peindre ?
- Et quand est-ce qu’on mange ? clown
Voila.
Grob’ pirat

Marsh Mallow, chapitre 5

- Nous ne pouvons pas aller à Casablancar, cela nous prendrait trop de temps et nous ferait sans doute perdre beaucoup d’hommes !
- Et que proposes-tu d’autre ?
- Moi, je sais, je connais un endroit où sont cachés plusieurs rebelles, ennemis du maire !
- C’est loin ?
- Assez, c’est dans une grotte près de la côte, à quelques jours d’ici.
- Très bien, mais qu’allons nous faire après ?
- On pourrait attaquer directement la prison, c’est le premier samedi du mois, ils doivent tous être au marché !
- Ca c’est un bon plan ! La baston, il n’y a que ça de vrai !
Le nain leva le poing en signe de victoire, les habits toujours maculés de sang. Marsh donna donc ses ordres, et le bateau partit vers la grotte des rebelles.

***
- Je croyais que ce n’était pas très loin !
Le navire voguait déjà depuis trois jours, et les provisions s’amenuisaient. Le capitaine avait dû instaurer un quota de nourriture par personne, mais celui-ci était presque épuisé. Les membres de l’équipage erraient sur le bateau, affamés et assoiffés. Soudain, l’un des hommes accourut vers Marsh, l’air épouvanté.
- Capitaine ! Capitaine ! Venez vite !
- Eh bien ! Qu’y-a-t-il, garçon ?
- Il faut le voir pour le croire !
L’équipage s’avança à la proue, regardant le point indiqué par le matelot. Là, sur un rocher au milieu de l’océan, un petit crabe rouge chantait.
« Le roseau est toujours plus vert dans le marais d’à côté, … »
Marsh prit sa tête dans ses mains.
- Compagnons, nous sommes soumis à une hallucination due à la fatigue et au manque de nourriture. N’y prêtez pas attention, nous arrivons bientôt…
- Capitaine ! C’est ici, je reconnais ! La grotte est derrière ce pan d’algues !
- Vous voyez, il faut être optimiste !
Il s’avança complètement à l’avant du navire, et cria :
- Qui que vous soyez à l’intérieur de cette grotte, faites nous entrer !
- C’n’est pas la peine d’hurler, ils sont là-haut.
- C’est amusant que ce soit toi qui me dises de ne pas hurler, « Hurlement du nain » !
- Très drôle !
Au-dessus d’eux étaient en effet postés deux archers maigrelets.
- Qui êtes vous ? Que venez-vous faire ici ?
- Nous sommes des ennemis d’un bureaucrate éléphantesque, et vous ?
Pour toute réponse, le pan d’algues s’ouvrit. Le navire entra dans la grotte, suffisamment grande pour l’accueillir. Les corsaires descendirent, et furent accueillis par un homme au faciès inquiétant. Un bandeau lui ceignait les cheveux, et un énorme anneau pendait à son oreille, source d’une cicatrice lui traversant le visage. Il était entouré par une quarantaine d’hommes, d’allure misérable, mais guerrière. Il s’avança en boitant :
- Les ennemis de mes ennemis sont mes ennemis.
- Pardon ?
- Désolé, le pessimisme, tout ça… Vous êtes donc des adversaires du maire de la ville de Carcasar. Bien, très bien… Je suppose que vous allez nous demander de vous accueillir, de vous nourrir, puis vous partirez comme la plupart des voleurs de votre genre…
- Mais pas du to…
- Allez, allez, je ne suis pas tout jeune, et j’ai une expérience des truands assez…
Khazadrine le saisit par le col, sortant ses griffes. Les hommes dégainèrent leurs armes, l’air menaçant.
- Maintenant écoute moi bien, tafiole. Nous avons besoin de toi et tes hommes pour délivrer nos amis de la prison de Carcasar, et nous vous offrons la possibilité de vous venger de manière exemplaire du proboscidien.
- Du quoi ?
- Du gros lard, imbécile !
L’homme se dégagea, et prit la parole de sa voix grave :
- On m’appelle Garnac.
- Moi, on m’appelle Pioche !
- Quoi ?
- Eh ben, y’a pelle, pioche… Bon, laisse tomber !
- Je suis le capitaine Marsh Mallow, et voici mon équipage. Nous avons besoin de vous pour secourir nos amis, et éliminer le maire, par la même occasion.
- Très bien, mais je vous préviens, je n’ai pas l’habitude d’être dirigé, et mes hommes n’accepteront qu’un seul chef, moi.
- Vous aimeriez vous en convaincre !
- Pardon ?
- Je disais : vous allez enfin le vaincre, le maire, hum ?
- Ah, je pensais avoir compris autre chose. Et sinon, vous aimeriez quelque chose d’autre ?
- Ouais, quand est-ce qu’on mange ?
Tous les regards convergèrent vers le nain, qui se mit à rougir fortement sous sa barbe.

***
Les marins restèrent une journée dans la grotte, faisant connaissance avec leurs futurs compagnons d’armes. Marsh apprit que Garnac était en réalité un oriental expert à l’arc et au combat à l’arme blanche. Il dirigeait un certain nombre d’hommes, avant d’être capturé et vendu comme esclave du maire de Carcasar. L’humiliation avait été si grande qu’il s’enfuit, et dirigea l’armée des rebelles. Celle-ci était maintenant en grand préparatif, chargeant la nourriture et les armes à bord du bâtiment. Ils partirent à l’aube, en direction de la ville. Le voyage fut chargé d’une lourde atmosphère, les deux capitaines rivalisant d’autorité vis-à-vis de leurs hommes.
Finalement, la ville apparut, au bout d’un voyage de trois jours. La prison était à une centaine de mètres, et le conseil du navire se réunit. Y étaient présents Marsh, Khazadrine, Aboubou, Stormwen, ainsi que Garnac et son second, un homme taciturne aux cheveux gras. Ils étaient en train de décider d’un plan d’action concernant l’attaque de la prison, lorsqu’un cor sonna. Ils sortirent tous de la cale en courant, et purent apercevoir deux vaisseaux sortir du port. A leurs bords, de nombreux hommes étaient préparés pour partir au combat, les armes levées en signe de victoire.
« Les ennuis commencent », souffla Marsh.
Le nain se frotta les mains :
- Chic, chic, chic ! Du gibier !
- Tout le monde sur le pont ! Branle pas l’compas !
- Pardon ?
- Branle-bas-le combat ! Aux balistes ! Arbalétriers, en position !
Les corsaires et rebelles s’affairaient. Ils allaient devoir affronter leurs adversaires sur les deux fronts du navire, selon une méthode d’encerclement. Chaque lieutenant préparait ses troupes. Marsh et Aboubou se réservaient les arbalétriers, Khazadrine ses corsaires porteurs de petits boucliers ronds. Garnac dirigeait ses gaffiers rebelles, tandis que Stormwen et ses ravageurs aiguisaient leurs lames en silence, sous le ponton. Les deux bâtiments ennemis s’approchaient à vive allure, s’éloignant du port.
- Je ne sais pas qui est leur tacticien, mais c’est surement un elfe ! Ils seraient bien plus forts près de leurs troupes terrestres !
- Moi, j’aimerais savoir qui les a prévenus de notre arrivée…
- Une intuition peut-être…
- J’en doute…
Le capitaine posa un regard sombre sur Garnac, qui était lui-même fort occupé à lancer des coups d’œil furtifs sur Stormwen. Ce prétendu chef allait devoir être remis à sa place, mais Marsh avait des choses plus importantes en vue pour le moment. En effet, les navires s’étaient arrêtés, à bonne distance des fugitifs. Plusieurs points enflammés apparurent alors dans le ciel, tandis qu’une nuée de flèches assombrissaient ce dernier.
- Des archers ! Tous à couvert !
- Alors, ce tacticien elfe ?
- N’empêche qu’il est trop près, et je m’en vais lui montrer rapidement !
Le nain se précipita au gouvernail, écartant violemment un malheureux au passage, qui s’écroula assommé par le coup.
- Bah…Qu’est-ce qu’il a ?
- Il n’aime pas avoir tort !
- Gonflez les voiles, bandes de charognasses, ou je vous les fais bouffer !
- Mais il y en a une en feu !
- Et ta sœur, elle est en feu ? Gonfle-la, où c’est la brasse-coulée pour tout le monde !
- Tu sais ce qu’elle te dit, ma sœur ?
- Quoi ?
- J’ai dit : « Tu risques d’arriver à l’heure » !
Le vent soufflait, les nuées de projectiles s’abattaient toujours sur le navire. Mais le nain gagnait du terrain, chose étrange pour un individu avec d’aussi petites jambes, m’enfin, passons… Les navires ennemis allaient bientôt être à bonne distance des tirs d’arbalètes, et Marsh rechargea la sienne. Une dizaine de ses hommes étaient déjà morts, transpercés de part en part par les flèches acérées. L’ordre qu’il hurla se perdit dans les rafales, mais les hommes, mus par le même instinct meurtrier, le comprirent et tirèrent. Les balistes défoncèrent le bastingage du plus proche navire, apportant mort et désolation, tandis que les carreaux se plantaient dans les corps flasques des gardes-côtes. Le mât central se brisa, emporté par trois tirs de balistes, écrasant deux hommes dans une marée de sang. Le navire commença à grincer, les hommes hurlant leur peur d’une manière inhumaine, mais le second était maintenant presque à portée d’abordage. Il n’était occupé que par une vingtaine d’hommes, proies faciles pour les pirates. Khazadrine lâcha la barre, et sortit ses griffes d’un air menaçant. Stormwen et ses ravageurs étaient eux aussi fin prêts, et Marsh décida donc de n’envoyer que ces vétérans à l’assaut, épargnant les autres pour l’attaque de la prison. La jeune femme acquiesça d’un signe de tête, et s’élança vers les occupants terrifiés, suivie par ses ravageurs qui hurlaient leur soif d’en découdre. Le nain ne s’embarrassa pas d’un grappin, prit son élan, et, d’un saut prodigieux pour sa race, atterrit sur les épaules d’un archer effaré. Un éclat argenté, et la tête du malheureux roula à terre, dans un flot de sang. La fureur des corsaires contrastait avec la peur panique des gardes-côtes. Les ravageurs arrachaient les membres de leurs adversaires, faisant voler les bras, les jambes et les organes des malheureux. Le sang coulait à flot, les hommes se roulaient à terre en regardant leurs entrailles dégouliner. Le capitaine ennemi sortit de sa cabine, l’air agacé.
- Qui sont ces gens ici présents ?
- Ceux que tu as attaqués, tafiole !
- Ah, oui, j’oubliais, ceux que le maire nous a ordonné d’arrêter, n’est-ce pas ?
- Sans doute, froussard. Maintenant, bas toi !
Stormwen venait de sortir son sabre, et le dirigeait sur l’ennemi. Elle avait une éraflure sur la joue, et du sang s’écoulait par petites gouttes de la blessure. Le capitaine la regarda en riant. « Une femme ! », pensa-t-il. Il dégaina à son tour, et les deux combattants commencèrent à se tourner autour. Soudain, il passa à l’attaque. Les lames s’entrechoquèrent, sifflèrent, fendant l’air à une vitesse hallucinante. Feinte, parade, botte, riposte, parade… et le premier sang gicla, la main gauche du scélérat volant dans les airs. Un hurlement, un gémissement plaintif, et la lame de Stormwen vint se ficher sur le cou de l’homme. Celui-ci, dans un dernier élan, se projeta en avant, et mourut sur le coup, le sabre dans la jugulaire.
- Drôle de suicide…pour une tafiole…
- Ce n’est pas drôle ! Mes hommes, nous prenons le commandement de ce navire !
- Ayah ! Ayah !
Stormwen regarda en arrière, et adressa un sourire à Garnac, qui lui rendit son sourire. Khazadrine vit le visage de Marsh s’ombrager.

***
- Bon, maintenant que ces deux navires ont été mis hors de combat, occupons-nous de la prison, et de délivrer nos amis.
- Désolé capitaine, mais nous avons un problème.
- Quel problème, Aboubou ?
- Celui-ci !
Un coup dans le dos fit tomber Marsh à terre. Deux hommes lui saisirent les bras, et les autres pointèrent leurs armes vers lui. Aboubou dirigea son visage face à celui du corsaire, son unique œil fixé sur lui. Son haleine putride dégoutait Marsh, mais celui-ci soutint son regard.
- A quoi joues-tu, imbécile ?
- Je m’approprie le commandement de ta flotte, et de tes hommes. Nous allons tranquillement faire voile vers le port, et te livrer à une personne qui sera sans doute ravie de te revoir, si tu vois de qui je veux parler.
- Scélérat ! Je suppose que tu nous as mené dans la grotte de tes amis en espérant recevoir leur aide pour tes plans pathétiques », fit Marsh en voyant Garnac approcher, le sourire aux lèvres.
Aboubou eut un rire dément, rejetant sa tignasse grisonnante en arrière.
- Ne t’inquiètes pas, ce sera sans douleur !
- Vous aimeriez vous en convaincre !
- Plaît-il ?
Le corsaire effectua une pirouette arrière, se délivrant de la saisie de ses geôliers. Il prit son élan et voulut sauter sur le navire de ses amis, mais la mer les avaient séparés, et Marsh tomba à l’eau. Les ravageurs se précipitèrent pour l’aider, mais les carreaux des arbalétriers d’Aboubou les en empêchèrent, et un filet fut lancé pour repêcher le capitaine. Celui-ci suffoquait, empêtré dans les maillons serrés. Le nain hurla en direction d’Aboubou :
- Hé ! Qu’est-ce qui se passe ici ?
- Je te conseille de rester à ta place, nabot, si tu ne veux pas voir ton ami mourir sur le champ !
- Quoi ? Tu as bien dit « nabot » ?
- Du calme, Khazadrine. Aboubou, pourquoi nous trahir ?
- Oh, ne t’en fais pas, Stormwen, je suis certain que Garnac sera ravi de ta soumission… !
- Jamais !
- Amenez votre bateau jusqu’au port, sinon, il meurt !
Les deux bâtiments se dirigèrent vers le port, presque côte à côte.

***
Dans la prison, Zhurc se lamentait sur son sort. Cela faisait presque une semaine qu’il était enchaîné, les poignets liés derrière le dos. Personne n’allait donc le chercher ? Flac lançait des petits cris apeurés chaque fois que la porte s’ouvrait. Lui aussi était attaché, par le cou, au mur. Soudain, une dalle de sa cellule bougea. Elle s’ouvrit, sous le regard ahuri du corsaire, et une main en sorti.
- Alors, Homerell, on est dehors ?
- Je sais pas, Moe, il fait soif ici !
- Grimpe, imbécile !
- Mais, Moe, Jart ne suis pas, on devrait…
- Tais-toi, Willy Am’, c’est moi le chef ici ! Et toi, escalade !
Zhurc vit une tête jaillir de la trappe. Un homme sortit, habillé en bagnard, à l’allure bedonnante et moustachue.
- C’est bon Moe, on est dehors, il y a du monde ici !
- Quoi ?
Le dénommé Moe évacua le tunnel et regarda Homerell en hurlant. De toute évidence, ces prisonniers tentaient de s’évader. Zhurc saisit sa chance.
- Dites, ça vous dirait de nous détacher, moi et le singe ? On pourrait vous aider !
Les deux hommes se calmèrent, tandis que deux autres têtes émergeaient.
- C’n’est pas faux !
- C’est donc vrai !
- La ferme ! On te détache, mais si tu promets de nous aider !
Zhurc émit un signe de tête. Le plus petit sortit une lime et commença à le détacher. Le pirate arracha alors la chaine du cou de Flac, et s’étira. Il se dirigea ensuite vers la porte, prit son élan, puis donna deux coups d’épaule dedans. La porte s’ouvrit avec fracas, devant le garde abasourdi face à cette invasion massive. Flac lui sauta à la gorge, tranchant la jugulaire de ses petites dents. Zhurc sourit. L’invasion de la prison commençait !
***
Les vaisseaux arrivèrent au port, devant l’entrée de la prison. Le maire les attendait, un sourire goguenard aux lèvres. Une trentaine de gardes l’encadraient, par précaution. Une cinquantaine d’autres patrouillaient dans la ville. Aboubou descendit le premier, tel un grand seigneur, suivit par Garnac et ses hommes. Dès que celui-ci vit le maire, son visage s’assombrit. Le gros homme s’avança, les bras tendus vers le borgne.
- Vous avez… l’ « invité » ?
- Comme convenu. Je vous offre Mallow pour le prix que nous avons déterminé, mais voici aussi les rebelles !
- Bravo !
- Quoi ? Tu nous as trahis aussi ? Scélérat ! Mes hommes, avec moi !
Les soldats les encerclèrent, hallebardes pointées.

***
La prison formait un véritable labyrinthe. Zhurc commençait à désespérer, perdu dans les couloirs, à la tête de sa petite troupe. Au sortir d’un couloir, il entendit des éclats de voix sur la gauche. Les fugitifs s’arrêtèrent, tandis que les cris s’intensifiaient. Ils s’approchèrent lentement, et Moe, le plus furtif, risqua un œil de l’autre côté du mur. Ce qu’il vit lui souleva le cœur. Trois hommes étaient entrain de battre une fillette d’une dizaine d’années, sous le regard horrifié de cinq autres, enchaînées. Il fit part de sa découverte à Zhurc, qui, pour toute réponse, s’avança à la lumière. Les trois scélérats se tournèrent vers lui, apeurés. Le géant gronda, et, dans un souffle, leur dit :
- Pourquoi ne pas me frapper, moi ?
- C’est-à-dire que…
- Ce n’est pas ce que vous croyez…
- On plaisantait, hein…
- Pas moi.
Le colosse fonça sur eux en hurlant. Deux purent l’éviter, mais le troisième n’eut pas cette chance. Le choc fut si brutal qu’il atterrit de l’autre côté de la pièce sur le mur, la tête ensanglantée. Il ne se releva pas. Les deux autres gardes tentèrent de fuir, mais ils se heurtèrent aux quatre Dalpsons, qui firent craquer leurs jointures. Les scélérats brandirent le bâton et le fouet qui leur servaient d’instrument de torture. Un claquement sec, et la joue de Willy’Am fut traversé d’une raie rouge. Le misérable leva à nouveau son fouet, mais Zhurc avait attrapé le bout de l’arme, et s’empressait d’étrangler son propriétaire en lui enroulant la corde autour du cou. Les quatre frères se jetèrent sur le dernier garde, qui succomba sous les coups, malgré son bâton. Les prisonniers s’écartèrent du malheureux, recouvert de sang et d’ecchymoses. Flac prit les clés à la ceinture du premier garde, et libéra les fillettes. Celles-ci pleuraient, et leurs sauveurs remarquèrent que plusieurs étaient blessés, des entailles leur traversant le visage et les membres. Zhurc en prit une sur son dos, et une autre dans ses bras, tandis que les quatre frères en portaient chacun une, bien que Moe ait quelques difficultés. Tout cela se passa dans le plus grand silence, toute la troupe étant encore choquée par ce qui venait de se produire. Ils repartirent à la recherche d’une sortie, s’enfonçant dans les couloirs nauséabonds. Au bout d’une dizaine de minutes, ils arrivèrent devant une petite porte. Homerell l’ouvrit, et ils purent distinguer un escalier. La montée s’avéra être ardue, surtout pour Zhurc qui touchait presque le plafond, et qui portait deux filles. Jart regarda prudemment en haut des marches, et fut comblé de joie en voyant la porte principale de la prison. Malheureusement, celle-ci était gardée par deux gardes, armés d’hallebardes acérées. Il en référa à Zhurc, qui leur dit de poser les gamines, pour ne pas leur faire prendre part à l’affrontement. Celle qu’il portait sur son dos lui souffla quelques mots à l’oreille, et Zhurc approuva. La gamine se précipita alors vers les gardes, et leur parla avec animation. Ils se ruèrent alors vers les escaliers, la fillette restant en retrait. Alors qu’il contournait le mur pour prendre les escaliers, le premier garde fut stoppé net par le poing colossal de Zhurc, et projeté avec une force destructrice sur son camarade. Les deux hommes furent sonnés, suffisamment pour que les dagues récupérées au sous-sol se plantent dans leurs gorges. Les fugitifs se dirigèrent donc vers la porte principale, et s’apprêtaient à l’ouvrir, lorsqu’ils entendirent des voix de l’autre côté. Zhurc glissa un œil à travers la petite fenêtre, et ce qu’il vit le stupéfia. Son capitaine était enroulé dans un filet de pêche, à terre devant le maire et Aboubou. Ils étaient entourés de beaucoup de gens, des gardes et des prisonniers, apparemment. Un nain se tenait courbé, accompagné d’une jeune femme et de plusieurs guerriers à l’allure terrifiante. Zhurc vit Aboubou lancer un coup de pied à Marsh, et gronda. Il s’était toujours méfié de ce forban, avec son œil crevé, sa cicatrice et ses airs doucereux. Voyant que les gardes étaient relativement nombreux à être postés devant la prison, il décida d’agir. Il avisa plusieurs poutres de belle facture, qui servaient sans doute pour les pendaisons de la ville. Sous ses ordres, les quatre frères et lui-même en soulevèrent une, la plus imposante. Ils firent s’écarter les fillettes, prirent leur élan et cognèrent la porte avec force. Le bruit résonna dans toute la cour, faisant fuir les rapaces entassés sur les murs. La porte n’avait pas cédée, mais était sérieusement ébranlée. Ils réitérèrent leur assaut, et cette fois, la porte s’effondra avec un bruit sourd, sur les gardes paniqués. Zhurc hurla sa rage à travers un seul mot : « ABOUBOU ! »

***
Le chaos fut total. Les gardes criaient, écrasés par la lourde porte. Un tapis de sang se propagea jusqu’à Marsh, qui tentaient de se délier de ses liens. Khazadrine accourut, sortant ses griffes, et déchiqueta le filet de pèche. Le corsaire se releva, tandis que le nain se joignit à la mêlée générale. Les griffes sorties, il commença à déchirer le thorax d’un soldat, tout en coupant le poignet d’un autre. Stormwen lança une percée à travers un régiment d’hallebardiers, à la tête de ses ravageurs. Alors qu’ils allaient s’embrocher sur les armes pointues, ils firent exprès de glisser pour passer dessous, et trancher les membres inférieurs des soldats. Ceux-ci s’effondrèrent en hurlant leur douleur, leur sang arrosant les corsaires qui s’en délectaient. Les hommes de Garnac étaient aussi révoltés que les autres, d’autant plus que leur chef les avaient envoyés à la mort, sous prétexte d’une alliance pouvant rapporter gros. Marsh venait de se remettre debout, quand un sabre lui coupa une mèche de cheveux. Il se retourna en faisant une pirouette, lui permettant de voir cinq soldats qui l’entouraient, l’air terrifié. Il dégaina son sabre et le planta dans la jugulaire de son agresseur. Le sang jaillit et aveugla un autre soldat. Celui-ci eut la poitrine perforée, ses organes internes se vidant sur le sol à une vitesse effrayante. Un autre attaqua Marsh, mais son assaut ne toucha qu’un de ses compatriotes, la lourde hallebarde ayant été déviée par le sabre du corsaire. L’arme étant coincée dans la jambe du soldat, le capitaine fit tomber ses attaquants en saisissant la hallebarde et la faisant tournoyer. Les soldats s’effondrèrent, et Marsh les acheva. Soudain, il entendit un cri. Il vit Zhurc s’effondrer, le bras en sang. Aboubou bondit pour se cacher au cœur de la ville, à l’abri de la fureur des corsaires. Marsh se lança à sa poursuite.

***
Le silence était effrayant, comparé au bruit du combat du port. Les rues étaient désertes, mais Marsh entendait des pas rapides. Il les suivait depuis le port, se doutant qu’il s’agissait d’Aboubou. Le traître avait blessé Zhurc, il allait le payer ! Soudain, il n’entendit plus rien. Il s’approcha prudemment, et inspecta la rue. Personne ! Un bruit, en haut ! Marsh leva les yeux et vit le forban grimper sur le toit d’une maison. Il bondit à sa suite, tout en tentant de faire le moins de bruit possible. Lorsqu’il arriva sur le toit, il aperçut Aboubou en face de lui.
- Je t’attendais, cap’ !
- Scélérat ! Tu vas payer !
- Un petit duel, ça te tentes ? Argh !
Marsh avait déjà envoyé son arme en avant, et Aboubou n’eut que le temps de parer l’attaque, avant de pouvoir répliquer. Le combat fut à égalité entre les deux adversaires, les parades succédant aux feintes. Finalement, Aboubou lança son sabre vers Marsh, alors même que les tuiles se dérobaient sous le poids du corsaire. Celui-ci n’eut que le temps de brailler son désarroi avant de tomber dans le trou, le bras entaillé. Aboubou poussa un cri de victoire, et s’esquiva.

***
La chute parut interminable à Marsh. Il s’attendait à mourir, mais il ne se cogna contre aucun objet solide. En effet, le toit sur lequel il avait combattu le traître n’était autre que celui des salles thermales de la ville, et le corsaire tomba dans une piscine. Il sortit la tête de l’eau, reprenant sa respiration, et ouvrit les yeux. Une vision de paradis s’offrit à lui. Il était tombé au beau milieu du bassin réservé aux femmes, et se trouvait entouré d’une vingtaine de représentantes du sexe opposé. La plupart étaient nues, ou couvertes d’un léger voile qui les recouvrait en partie. Plusieurs s’approchèrent pour observer l’étranger, et Marsh eut ainsi le loisir d’admirer leurs superbes corps. Alors qu’il s’enhardissait, il entendit un toussotement agacé, suivit d’une exclamation : « Marsh Mallow ! »
Il tourna la tête, et rougit violemment. Stormwen se tenait dans l’encadrement de la porte, les mains sur les hanches, tandis que le nain admirait éberlué toutes ces jouvencelles, la bave aux lèvres. Le capitaine s’écarta vivement des demoiselles, et rejoignit ses compagnons en maugréant. Il était trempé des pieds à la tête, et était obligé de stopper ses jouissances intellectuelles. Stormwen le regardait d’un œil noir, tandis que Khazadrine ne parvenait toujours pas à détacher son regard des jolies croupes. Finalement, le trio sortit du bâtiment, et la jeune fille dit d’un ton grave :
- Zhurc est blessé… On risque de devoir l’amputer.
- Quoi ? Où est-il ?
Ils arrivèrent au port en trombe, où ils virent le colosse entouré de nombreux corsaires, un bandeau rougi par le sang autour de la main. Marsh se laissa tomber à côté de lui, misérable. Il s’en voulait de n’avoir pu tuer Aboubou, le responsable de cette tuerie. Khazadrine, qui avait des compétences « chirurgicales », s’approcha, les griffes sorties. Zhurc émit un bref signe de tête, préférant éteindre la douleur et une possible maladie. Le nain demanda aux autres de s’écarter. Ils obéirent. Ils virent avec effroi le bras griffu se lever, et retomber d’un coup sec, tandis qu’un hurlement retentissait dans tout le port.
- Stormwen, aide-moi à stopper l’hémorragie !
- J’ai un drap, si ça peut t’aider !
- Oui, oui, allez, plus vite ! Et toi, ne fais pas ta tafiole, arrêtes de gémir comme un elfe !
L’ambiance se réchauffa lorsque le bandage fut enfin réalisé, et que Zhurc s’endormit, un sourire aux lèvres.
Des corsaires s’approchèrent de Marsh, tenant le maire. Celui-ci avait une entaille au-dessus de l’œil droit, et le nez couvert de sang coagulé.
- Comment allez-vous, monsieur le maire ?
- Laissez-moi partir, par pitié !
- J’hésite : devons-nous vous emprisonner et vous faire subir les tortures que vous infligiez à vos prisonniers, ou devons-nous vous pendre pour le bien-être de cette ville ? Je crois que nous allons faire les deux, vous êtes d’accord, n’est-ce pas ?
- Au secours ! Lâchez-moi, par pitié !
- Emmenez-le !
Le proboscidien hurlait toujours, lorsque Garnac se dirigea vers Marsh. Il mit un genou à terre, et déclara :
- Ma trahison me couvre de honte. Faîtes ce que vous voulez de moi, capitaine.
- Je ne te tuerai pas, car toi et tes hommes avez participé à la victoire ! Cependant, tu es banni de la ville de Carcasar, mais tu peux rester dans le périmètre, si cela te sied.
- Merci, capitaine.
Marsh se hissa sur un tonneau, et rugit :
- La ville est à nous !
- Ayah !

***
Le calme était revenu dans la ville. Les hommes faisaient la fête, buvant et dansant autour de feux de joie. Zhurc et Khazadrine jouaient aux échecs, le géant étant encore pâle, le bandeau autour du bras.
Marsh et Stormwen marchaient le long du port. Ils se tenaient la main, lorsque la jeune femme prit la parole :
- Tu as été un vrai chef aujourd’hui… Dommage que tu ne l’ais pas tué !
- Parlons d’autre chose… Je n’aime pas penser à ma défaite !
- Pourquoi parler, alors que l’obscurité permet d’envisager bien d’autres possibilités ? Tu n’avais pas l’air insensible aux charmes féminins, dans le bassin…
- Vous aimeriez vous en convaincre, chérie…
Et ils s’embrassèrent, la lune les baignant d’une lumière fantomatique.

« Echec et mat ! »
Le nain venait de renverser le roi du colosse. Celui-ci sourit, dépité.
- Allons, ça te dirais un petit tour aux bains pour te remettre de cette cuisante défaite ? J’y ai vu de très charmantes créatures tout à l’heure !
- Je me sens un peu faible. Mais je te remercie pour ton offre !
- Dommage pour toi ! Moi, j’y vais !
Et le nain partit en direction des bains encore éclairés, son gros ventre battant la mesure de son empressement.
Grob’ emoticone

Les Royaumes dechus, 8 armees de 750 pts

Bonjour a tous ! Je me lance dans la finition de mes armees des Royaumes déchus, et dans la creation d’autres.
J’ai presque fini les flottes corsaires (il me manque 3 arbaletriers), les sabres de Rhun (il me manque le nouvel EM), et les pillards du roi (le traitre, le roi et 6 pillards). Je vais finir les flottes et les sabres, puis je fais Abrakhan, et ensuite je ferais les pillards, puis Kharna, la horde du Serpent, Umbar et enfin l’Extreme-Harad. J’ai mis une * pour les figurines que j’ai deja.

Les flottes corsaires :
- Dalamyr *
- 2 Capitaines *
- Bosun *
- Deux balistes *
- 25 corsaires *
- 6 ravageurs *
- 8 arbalètriers
Total : 749 pts, 43 figurines

Les assassins d’Umbar :
-2 hasharins
- capitaine haradrim
- capitaine corsaire

- le chevalier d’Umbar
- 24 corsaires
- 24 haradims
Total : 750 pts, 52 figs

La horde du serpent :
- Sulladan
-sonneur de cor
-5 gardes a cheval
-6 gardes
-6 pillards
-23 haradrims
-mumak *
Total : 750 pts, 44 figs

La caravane d’Abrakhan :
- Le roi doré
- Capitaine
- Maître de discipline
- 6 gardes
- 24 haradrims +bannière
- 6 pillards *
- Mumak
Total : 741 pts, 41 figurines

Les pillards du roi :
- Roi harad
- 14 pillards+banniere (8*)
-le traitre
-12 haradrims *
-un mumak + defenses *
Total : 750 pts, 30 figs

Les scorpions de Kharna :
- Hasharin *
- capitaine harad

- 9 gardiens de Kharna (3*)
- 17 haradrims + banniere
-2 dimlokis (prendre des etres des galgals)
- 20 fantomes (prendre des guerriers des morts)
Total : 748 pts, 51 figurines

Les sabres de Rhûn :
- Amdur *
- Khamul l’oriental *
- Chevalier dragon
- Prêtre de Guerre

- 32 guerriers + bannière *
- 10 cataphractaires *
Total : 756 pts, 46 figurines

Les squelettes du désert :
- Roi Mahud
- 12 Mahuds
- 6 pillards mahud
- 4 semi-troll
- Mumak + corde+ cornac
Total : 744 pts, 25 figurines

Alors, pour la tactique, ca depend des armees, mais la plupart des armees sont basees sur les oliphants. En gros, il faut allier une armee avec mumak et une armee sans en 1500 pts, et les armees sans oliphants sont mieux en 750 points, car plus d’unites.
Qu’en pensez-vous ?
Grob’ emoticone

Videos debiles

Voila trois petites videos que j’ai decouvertes grace a Eskargot de 20000 nains sous les elfes, tres drole :

http://www.youtube.com/watch?v=HGmkPJb0OoY&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=Rqsyb59m38Y&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=9B0-H0xfwnE&feature=fvw

Voila, elles sont nulles, mais ca m’a fait rire… (je suis bon public emoticone)

Grob’, qui a achete trois guerriers de Kharna, et a peint la moitie de ses orientaux…

PS : Pour le tournoi, il n’y avait pas assez de monde donc j’ai juste fait une bataille avec un vendeur, et j’ai gagne ! (Il n’a pas eu de chance aux des, mais bon… emoticone)

Me revoilou !

Voila, avec ce titre plein d’originalite, je reviens vers vous en ce moment decisif Innocent

Donc j’ai internet, je peux vous ecrire des petits articles stupides, donc autant commencer tout de suite !

 Voila une petite video publicitaire pour la gazette de Bree que vous connaissez tous maintenant ! (La deuxieme edition paraitra bientot, mais notre redacteur nain est subitement tombe malade et n’a donc pu ecrire ses articles, je vous encourage donc a compatir avec moi pour sauver des flammes de l’enfer infernal cet etre hideusement agresse et torture qu’est ce malheureux serviteur du Bien fonde qui… enfin voila… )

Ne faites surtout pas attention aux animations debiles se trouvant au debut et a la fin de la video, c’etait simplement pour essayer d’inserer quelques dialogues et un peu de dynamisme a la video… emoticone

http://www.dailymotion.com/video/xaovaf_publicite-gazette-de-bree_webcam

Alors, qu’en pensez-vous ?

Grob’

PS : j’en profite pour dire que je viens d’acheter une deuxieme boite d’orientaux, et qu’il me manque Amdur et le nouvel EM pour les finir ! Et qu’il me manque le Chevalier d’Umbar et 3 arbaletriers pour finir Umbar, car j’ai recu Dalamyr, 3 corsaires, 1 capitaine et un bosun, et 24 corsaires pour mon anniversaire que personne ne m’a souhaite sur mon propre blog ! Je vous hais… Cuistres…emoticone

PS2 : j’en profite egalement pour dire que j’ai trouve une enorme planche de polystyrene chez ma famille, et que je realise mes premiers vrais decors ! Photos pour bientot normalement… (mais pas peints emoticone)

PS3 : j’en profite aussi pour dire que je vais disputer demain mon premier tournoi ou du moins bataille en magasin, chez les anglais ! Ils m’ont invite mardi, donc j’ai accepte, les batailles ou la bataille mettant en scene les Royaumes dechus contre je ne sais pas qui mais bon voila je suis content ! emoticone

PS4 et apres j’arrete : desole pour les accents, il n’y en a pas sur les ordis anglais ! emoticone

Marsh Mallow d’Umbar, chapitre 4

Partie 1 :

- Khazadrine…Et ça veut dire ?
- Hurlement du nain !
- Ah, bon, et bien, je t’engage, mais je refuse que tu me réveilles le matin en hurlant, compris ?
- Mouais…
- Compagnons ! Plusieurs de nos camarades ont été faits prisonniers ! Allons-nous les laisser à la merci du phacochère de Casablancar ?
- Ooouuiii !
- Hein ? Mais non, on va les libérer bande de crétins !
- Pourquoi faire, on est bien là, libres…
- Pourquoi ? Pourquoi ? Mais parce que ce sont vos compagnons, vos amis, peut-être même votre famille…
Le nain se leva.
- Laisse-moi faire. Je sais comment m’y prendre !
Il sortit ses griffes et hurla :
«Vousallezcherchervoscompagnonsparcequelepremierquin’yvapasseprendra
cessixgriffesentrelesdeuxyeuxquejemeferaiunplaisirdejeterauxrequinsaprèslesavoirarrachésencoregélatineux
enplusilyaurauntrésoràlafindecettemissiondoncvousavezintérêtd’obéiràvotrecapitaineetdemettrevotrebâtimentencharge
parcequesinonsinonçavabarder ! Compris ? »
Un silence de mort s’abattit sur le vaisseau.
- Moi j’ai rien compris, mais à vos ordres !
- Pas taper, hein ? A vos ordres !
Le nain se retourna, adressant un regard bourru à Marsh, puis se rassit. Le capitaine retrouva ses moyens.
- Hum, hum ! Il faut maintenant organiser un plan de sauvetage pour nos amis. Auriez-vous des propositions ?
- On pourrait tout casser !
- Moi, je propose qu’on enlève le maire et qu’on le torture jusqu’à ce qu’il parle !
- On peut aussi aller chez lui et violer sa femme et ses servantes !
- Ah, oui, bonne idée ça !
- Sinon on peut violer son chien !
- Oh, mais ferme la, toi !
- SILENCE !
Le capitaine pointa du doigt l’un de ses hommes.
- Toi ! Redis-nous ton idée !
- Je…c’est que je…on pourrait violer sa…sa femme ?
- Non, on ne va pas la violer, mais la capturer ! Nous disposerons ainsi d’un moyen de pression énorme sur le gros plein de soupe !
- Ah oui, c’est très intelligent !
- Je sais, c’est d’ailleurs pour ça que je suis capitaine ! Bon, quelqu’un sait où vit la femme du maire ?
- Moi !
- Ben eh, comment que tu sais ça toi ?
- Euh, vous voyez, j’étais jardinier à une époque et…les servantes…euh…
- On se moque de ta vie privée ! Viens par ici, pour nous aider à trouver un bon plan… Les autres, à vos postes, éloignez-nous de la côte !
Et c’est ainsi qu’une longue discussion commença. Y prenaient part Marsh, Khazadrine, Aboubou et l’ancien jardinier, Bertrand. Au bout d’une heure environ de croquis, de paroles échangées à voie basse et de bouteilles de rhum, les quatre protagonistes se levèrent.
- Matelots, en avant, nous avons un cap !
- Au fait, il faudrait trouver un nom pour le plan, non ?
- Bah pourquoi ?
- C’est plus classe ! Nous les nains, nous donnons toujours un nom aux plans, pour ne pas les confondre. En général, on prend l’initiale de la personne concernée, et ça donne le plan « A », ou « B », ou…
- C’est une idée ! Alors, comment s’appelle la femme du maire ?
- Il me semble qu’elle répond au doux nom de Qunigondyn.
- Ben, c’est parfait ! Ca fait le plan…
- …Q.
Un garçonnet avec des petites ailes, une auréole et un air niais passa entre eux.
- Mouais. Je crois qu’on va abandonner l’idée du nom, hum ?
Les autres acquiescèrent. Le capitaine harangua ses hommes, allant de l’un à l’autre, se dirigeant vers la proue.
- Compagnons, allons libérer les prisonniers, et faisons payer le cachalot boursoufflé pour cet affront ! Vous êtes avec moi ?
- Ayah !
- Alors, en avant !
Le navire fila à vive allure, se dirigeant vers le soleil levant et la cité de Carcasar.

***
- Cornes de bouc, garçons !
- Je c’ois que nous nous ‘ommes pe’dus cap’taine !
- Pas croyable ? Tu rigoles, j’espère ?
- Veni, vidi, vici !
- Et l’autre latiniste insupportable ! Bon, il faut que nous songions à nous reconvertir. Je propose un auberge-taverne en bordure de mer, ou alors…
- Ale’te ! Les coco…les coco…
- Eh bien ? Les « coco » quoi ?
- Les coco…
- Les colocataires ? Les communistes ? Les colombophiles ? Les comètes ? Les…
- Les co’sai’es !
- Quoi ? Les corsaiiiiiiarghsplatch !!!!
Le radeau se brisa, entraînant ses occupants vers le fond. Seuls dépassèrent trois têtes, rousse, ridée et noire.
- Cornes de bouc, on s’est fait démolir !
- Alea jacta est !
- C’étaient des co’sai’es avec une chance de cocu, et nous on est leu’s cobayes !
- La ferme, vous deux !
Partie 2 :

***
- Capitaine ! On a heurté un caillou !
- Mais non, c’était juste une petite baleine !
- Ah, alors c’est pas grave ?
- Non, non, tout va bien…pff !
La terre était proche, les hautes tours de Carcasar étant visibles de loin. Le navire longeait les côtes du Sud, se rapprochant de la cité félonne. Marsh rassembla ses hommes, se préparant à attaquer le palais de Rubis, où vivait la dame Qunigondyn. Le plan paraissait correct, les corsaires décidés, et les ennemis ne devaient pas être très nombreux. Il manquait toutefois un élément pour perturber les éventuels gardes à l’entrée. Le regard du capitaine se posa soudain sur la jeune femme que le nain avait ramené, et qui était encore inconsciente, cachée près de la proue. Une idée germa dans son esprit. En effet, bien qu’elle l’ait trahi en l’immobilisant sur le lit, ses yeux reflétaient de la peur et une volonté contraire à ses actes. Marsh songea donc qu’elle avait dû être forcée, sous une menace quelconque. Il alla chercher un seau d’eau et la réveilla doucement. Elle ouvrit les yeux, vit le corsaire et poussa un cri. Plusieurs hommes se retournèrent, mais il leur fit signe de continuer leur travail. Il lui souffla :
- Comment vas-tu ma jolie ?
- Je…je suis…
- Désolée de m’avoir trahie, je sais, mais je suppose que tu avais une raison pour…
- Ils m’y ont obligée ! Ils ont enlevé ma sœur et m’ont…
- Qui ça « ils » ?
- Les gardes de la ville, et un homme gras qui était arrivé la veille en ville, avec son escorte.
- Encore lui ! Bon, je suppose que tu aimerais te venger de ce pachyderme ?
- Oui, je ferais tout ce…
- Eh bien c’est parfait ! Ecoutes bien maintenant…
Il lui chuchota plusieurs mots à l’oreille, elle acquiesça, puis ils se séparèrent, près à amarrer.
Le bâtiment s’arrêta juste avant d’atteindre un énorme édifice, sculpté dans le marbre, parsemé de draps bleus, et gardé par deux sentinelles à l’entrée. Cependant, des lances pointées vers le ciel se dévoilaient en haut de la bâtisse, révélant la présence d’autres gardes. Les corsaires laissèrent descendre la jeune femme, se prénommant Stormwen, et se préparèrent à l’assaut. La jeune femme s’approcha des deux gardes à la porte.
- Il fait frais ce matin, non ?
- Ah, pour sûr, je suis bien content d’avoir pris ma petite laine !
- Mais, vous allez attraper froid, ma petite, dans cette tenue…
- C’est vrai, et lorsque je vous ai vu, bien musclés et aux physiques ravageurs, mais grelottants de froid, je me suis dit : pourquoi ne pas nous réchauffer ensemble ?
- Euh, écoutez mademoiselle, nous ne voudrions pas avoir d’ennuis…
- Oh, comment deux soldats si puissants que vous pourraient-ils avoir des ennuis ?
- Ce serait avec joie mais…
- Bon, dommage, ce sera à cause de vous si je m’enrhume…
Stormwen se détourna en roulant des hanches, faisant saliver les deux pervers.
- Attendez ! On pourrait peut-être… bon…
- Venez par là, c’est sombre…
Les deux hommes se précipitèrent vers la jeune femme, mais deux carreaux d’arbalètes les stoppèrent net dans leur élan, et ce fut la mort qui les rattrapa. Les corsaires sortirent de l’ombre, les armes à la main. Deux d’entre eux échangèrent leurs habits contre ceux des gardes, et s’élancèrent vers la porte. Ils ouvrirent à l’aide du trousseau de clefs trouvé sur l’un des vigiles, puis regardèrent si la voie était libre. Au signe convenu, les autres les rattrapèrent, les arbalétriers devant, aux armes chargées. La petite troupe entra dans le corridor, tentant de faire le moins de bruit possible. La pièce donnait sur une cour intérieure, parsemée de colonnes ornées de multiples draps bleus. Une petite fontaine se tenait au centre, autour de laquelle étaient allongées paresseusement plusieurs jeunes femmes à demi-nues.
« Que c’est beau !», fit Marsh en regardant les divines créatures.
« Que c’est beau ! », fit Khazadrine en admirant les multiples saphirs qui brillaient, accrochés aux draps.
Tous les hommes étaient comme immobilisés par ce spectacle de rêve. Stormwen les secoua :
- Capitaine, nous sommes ici pour capturer la femme du maire !
Aucune réponse. Elle avança d’un air décidé vers la fontaine sur laquelle était posé un seau. L’une des filles cria, mais fut repoussée violemment. Marsh regardait toujours lorsque le seau se vida sur lui. Il s’arracha à sa contemplation en suffoquant.
- Mer…keuf…merc…keuf keuf…merci !
La jeune femme lui souri, lui désignant l’autre côté de la fontaine. Il acquiesça, se préparant à donner un ordre à ses hommes, mais un cri le stoppa. La fille de la fontaine avait attiré les autres gardes, et ils arrivaient en masse du côté droit et gauche. D’autres refermèrent la porte du fond, et se postèrent à l’entrée.
- Mes amis, nous allons devoir défendre chèrement notre peau !
- Attendez ! Je me souviens que cette forteresse était également un lieu d’expérimentations, dans les sous-sols ! Il y aura peut-être des prisonniers qui voudront nous aider !
- Excellente idée ! Vous, les deux faux-gardes, vous l’accompagnez, ainsi que Stormwen !
- Très bien, capitaine !
Les trois hommes et Stormwen prirent un escalier qui descendait dans les profondeurs obscures.
« Quant à nous, c’est parti pour la BASTON ! », beugla Khazadrine en sortant ses griffes. Il bondit sur deux gardes à gauche, lacérant le visage de l’un et transperçant la cage thoracique de l’autre. Marsh sortit son arbalète, et montrant les gardes de droite, il hurla :
« Arbalètes ! Feu ! »
Son projectile atteignit un soldat à la clavicule, tandis qu’une dizaine d’autres transperçaient de part en part les guerriers apeurés. Khazadrine menait l’assaut sur la gauche, accompagné de quelques hommes et d’Aboubou lançant leurs couteaux, tandis que le corsaire affaiblissait les rangs ennemis avec ses arbalétriers. Malheureusement, ils ne purent lancer que deux vague mortelle avant d’être obligés à combattre. Cependant, les carreaux avaient fait une dizaine de morts. Les autres battirent en retraite, effrayés par ces meneurs terrifiants. Le nain avait ainsi tué trois hommes, et ses compagnons en avaient occis trois également. Les troupes s’étant dissipées, les corsaires étaient seuls. Un silence pesant se fit alors. Alors que ses hommes marchaient vers le centre, Marsh leur souffla : « N’avancez plus ! C’est trop calme… ils nous tendent un piège.»
De l’autre côté de la fontaine, trois gardes gardaient toujours la porte, mais les autres étaient invisibles. Soudain, Aboubou prit une arbalète, visa et tira. Au moment même où le carreau se plantait dans le nez d’un des gardes du fond, une trentaine de projectiles coupa la cour de part en part. Les corsaires se jetèrent en arrière, mais l’un d’entre eux fut touché au bras.
- J’avais ordonné de ne pas y aller !
- Je n’y suis pas allé, j’ai simplement voulu savoir quel serait le piège de nos ennemis. Maintenant, nous savons qu’ils ont eux aussi des arbalètes !
- La prochaine fois, parles-en avant ! Mais reprenons ton idée et abattons déjà les deux de la porte.
Ses ordres furent exécutés, et les gardes transpercés de cinq carreaux chacun. Les corsaires, sur un geste de Marsh, se mirent alors à plat ventre. La tactique était simple : la cour étant entourée d’un véritable labyrinthe de haies, hautes d’environ un mètre, qui formeraient un obstacle et un couvert suffisant pour se protéger des tirs. Ils avancèrent donc jusqu’au chemin transversal principal. Là était la principale difficulté. En effet, le chemin était large d’environ deux mètres, il leur faudrait donc courir accroupis pour ne pas se faire transpercer, mais ils ne pourraient y aller tous en même temps. La première vague fonça à toute allure, et les carreaux ne touchèrent qu’un seul homme à la jambe. Le sang gicla et celui-ci hurla, mais un second carreau se plantant dans sa gorge le fit taire. La tâche serait plus difficile pour les suivants, du fait de cet obstacle incongru. Khazadrine parla alors à Aboubou, les deux hommes étant dans la seconde vague. Celui-ci acquiesça, et fit signe à ses hommes de se préparer. Le nain bondit alors en l’air, tous les projectiles fonçant sur lui. Il en arrêta plusieurs par un savant mouvement de griffes, mais cinq d’entre elles le touchèrent, l’une à l’épaule, deux aux côtes, et les deux dernières à la cuisse et au pied. Il s’effondra, mais les autres étaient passés. Marsh se retourna et vit le nain arracher les projectiles à la main. Le sang coulait abondamment, mais le petit barbu sortit une fiole de sa bourse et en étala le contenu sur ses blessures. La cicatrisation se fit à une vitesse incroyable, si bien que le nain put se relever et continuer. Les corsaires se frayèrent un chemin jusqu’à la porte, fermée. Marsh demanda au nain de crocheter la serrure à l’aide d’une de ses griffes, et la porte s’ouvrit avec un déclic. Dans la cour, les soldats commençaient à accourir pour protéger leur maitresse. La porte se referma sur eux.
Partie 3 :

***
L’escalier était sombre, et des voix pouvaient se faire entendre à l’étage inférieur. Stormwen, accompagnée de ses compagnons déguisés et de leur guide, avançait prudemment, de peur de trébucher et d’alerter les gardes. Des bruits de luttes étaient audibles à travers le plafond.
- Tiens, on dirait qu’il y a un combat là-haut !
- Ouais, on ferait bien d’y aller !
- Turkgf, tu gardes les prisonniers !
- Tant que j’ai ma chopine, tout c’que vous voulez !
Le soldat éructa bruyamment en riant. Des cliquetis, des froissements, et deux gardes commencèrent à monter. La jeune femme fit signe à ses hommes de rester dans l’ombre, tandis qu’elle-même s’avançait, sa tunique dévoilant légèrement ses charmes. Lorsqu’ils la virent s’approcher, les gardes poussèrent un juron de contentement, et l’amenèrent brutalement dans la salle.
- Eh ! Regardes ce qui vient de tomber du ciel !
- Lâchez-moi, brutes !
- Une petite pucelle rien que pour nous trargh !
La lame du poignard se planta dans sa narine gauche. Le sang éclaboussa la jeune fille, tandis que des trainées rougeâtres coulaient sur le visage du vigile. Les deux autres saisirent leurs armes, pointant leurs hallebardes vers la meurtrière. Celle-ci recula jusqu’au fond, faisant face aux gardes qui tournaient le dos à l’escalier. Alors même que ceux-ci s’avançaient d’un air menaçant, deux pointes d’hallebardes les transpercèrent, leur trouant la cage thoracique et leur perforant les poumons. Leurs organes dégoulinant sur le sol, ils s’effondrèrent sans avoir eu un aperçu du visage de leurs assassins. Stormwen essuya son arme, la rentra dans son corsage, et entreprit de chercher une clef ouvrant la cellule des prisonniers. Elle trouva un trousseau sur la table, et essaya toutes les clefs sur la serrure. Le déclic distinctif de l’ouverture de la porte se fit entendre, et la jeune femme ouvrit. Ce qu’elle vit lui remonta l’estomac. Une vingtaine d’hommes étaient enchaînés dans la cellule, certains dans un état de décomposition tel que les mouches venaient tourbillonner autour, et leur dévorer la peau en certains endroits. Seule une dizaine d’entre eux paraissaient en état de vivre, même si plusieurs avaient des cicatrices gigantesques sur leurs poitrines et leurs visages. Stormwen s’approcha du premier homme sur sa droite, à qui il manquait une oreille et deux doigts.
- Qui êtes-vous ?
- Nous…nous sommes…des…des ravageurs.
La jeune femme eut un mouvement de recul. Les ravageurs corsaires étaient réputés pour leur violence et leur goût du sang, mais également pour leur habileté au combat. Certains pensaient qu’ils avaient du sang de berserk dans les veines, pour expliquer leur faculté de cicatrisation. Cependant, avoir une armée de ces monstres pouvait faire la différence entre une victoire et une défaite. Elle se décida donc à parler à l’homme :
- Pourquoi vous a-t-on abimé comme ceci, toi et les tiens ?
- Ils voulaient tenter des expériences, et comme nous sommes plus résistants que beaucoup, ils nous ont capturés.
- C’est horrible !
- Oui, je sais, et beaucoup d’entre nous sont déjà morts…
- Nous allons vous délivrer, moi et mes compagnons, mais…
- Vous vous inquiétez…vous ne savez pas si notre réputation de monstres est fondée, et vous hésitez à nous libérer. Je comprends. Mais je vous jure que nous vous considérerons comme notre chef si vous réussissez à surmonter votre répulsion. Car nous ne respectons pas la peur, faiblesse des hommes.
- Très bien, alors je serai votre chef.
Et elle libéra le malheureux, qui dans un effort surhumain, réussit à ne pas tomber. Elle fit de même pour les autres, qui s’effondrèrent plus ou moins sur le sol. Ils réclamaient tous de l’eau et de la nourriture, ce qu’elle s’efforça de leur procurer, fouillant les gardes et la pièce. Celui à qui elle avait parlé s’avança, et conversa à voix basse avec ses compagnons. Il y eut quelques éclats de voix, les corsaires ayant apparemment des avis différents. Stormwen attendait, anxieuse. Finalement, les ravageurs se retournèrent vers la jeune femme, une lueur farouche et meurtrière dans leurs yeux injectés de sang.

***
La pièce était lumineuse, bardée de bleu. Au centre était un lit à baldaquin, aux draps couleur saphir et argent. Autour étaient regroupées les jeunes filles de la fontaine, l’air apeuré. Mais devant elles se tenait une barrière de soldats, hallebardes en avant.
- Messieurs, bien le bonjour ! Mesdemoiselles, nous nous sommes déjà vu ! Mes compagnons et moi-même souhaiterions nous saisir de votre maîtresse, et sommes relativement pressés, donc si vous pouviez avoir l’obligeance de …
- De dégager !
- De vous décaler, où nous risquerions de vous faire mal.
Pour toute réponse, les armes s’avancèrent. Marsh haussa les épaules, regarda le nain, qui sortit ses griffes. Alors que les troupes se préparaient au combat, les rideaux du lit s’ouvrirent, et une femme apparut. C’était une énorme femme, grasse, qui s’accordait magnifiquement bien avec son mari, les cheveux attachés en un chignon grotesque, les joues poudrés de vert lui donnant un teint huileux, ses yeux sombres fardés à outrance, sa poitrine énorme semblable à celle d’un morse, et ses bourrelets dépassant de chaque côté de sa robe rose fuchsia. Sur son front était posé un diadème vulgairement taillé, un saphir au milieu, mais très mal assorti au bijou.
« Quelle horreur ! », fit Marsh en voyant la nouvelle apparition.
« Quelle horreur ! », fit Khazadrine en regardant le bijou grossier.
La femme du maire prit la parole, d’une voix grave à faire frémir un troll :
- Quelle engeance me dérange ?
- Aucune, mairesse, nous aurions simplement souhaité vous kidnapper afin de faire pression sur votre mari pour délivrer nos amis. Votre mari étant le maire T, comme vous le savez.
- Le maire T ?
- La maire S, le maire T…Bon, oubliez ça ! Si vous voulez bien nous suivre à présent.
- Gardes ! Emparez-vous d’eux !
- Je l’avais bien dit, la baston, il n’y a que ça de vrai ! Yaya !
Le nain sauta sur le premier suicidaire s’avançant vers eux, lui enfonçant son arme dans son thorax. Le malheureux poussa un cri de douleur, mais les corsaires avaient pris l’initiative. Marsh dégaina, para un coup sur le côté, se fendit et planta sa pointe dans l’aisselle de son adversaire. Le sang gicla, mais ce ne fut rien à côté de la mare qui repeignit littéralement le sol, les cadavres des soldats se vidant de leurs entrailles, perforés par les griffes du nain, coupés par les sabres de corsaires ou blessés par les arbalètes. Beaucoup des jeunes filles s’étaient évanouies, et les intrus n’eurent à déplorer qu’une seule perte, mais la victoire restait totale. Cependant, des coups sourds retentissaient derrière la porte, les autres soldats s’étant sans doute décidés à agir. Marsh attacha la mairesse, qui se débattit de toutes ses forces, mais sans succès, entourée qu’elle était par tous les assaillants. Soudain, la porte s’ouvrit avec fracas. Une vingtaine de gardes entra en hurlant. Les corsaires pris par surprise tentèrent une sortie, mais les gardes étaient plus nombreux et plus organisés. Marsh saisit son arbalète et tira, mais, dans la panique, il ne réussit qu’à écorcher la joue d’un ennemi. Ses hommes se reculèrent dans l’angle, acculés de tous côtés par les pointes effilées des hallebardes. Celui qui semblait être le chef s’avança, et parla d’une voix forte :
- Vous paierez pour la mort de nos compagnons et pour l’affront vis-à-vis de notre dame !
- Une dame ? Dites plutôt un troll !
- Comment osez-vous ? Je me chargerai bien de vous couper votre langue, effronté, mais une petite séance de torture ne saurait vous déplaire, hum ?
- Vous aimeriez vous en convaincre ! A propos de torture, sont-ce vos prisonniers qui accourent là-bas ?
Le garde se retourna, puis poussa un gémissement plaintif. Marsh avait lancé son pied dans son entre-jambe. Cependant, le garde ne semblait pas être plus sensible que s’il lui avait tapé sur le bras. « Des eunuques ! », pensa le corsaire. Des cris sortirent de la cour, sorte d’aboiements et de grognements bestiaux. Les belligérants purent ainsi apercevoir Stormwen accourir à la tête de ses ravageurs, qui s’étaient équipés d’armes trouvées dans les sous-sols, allant de l’épée rougie au feu au marteau. Les soldats, paniqués par cette attaque sur deux fronts, s’éparpillèrent et devinrent ainsi des proies faciles. Les chairs volaient, les membres s’arrachaient, les côtes s’enfonçaient, le sang dégoulinait partout dans la pièce et la cour. Khazadrine et les ravageurs s’en donnaient à cœur joie, ces derniers se vengeant de tous les malheurs subis dans ces cachots.
Finalement, les soldats furent tous exterminés, et les corsaires retournèrent au navire, en prenant soin d’emporter tous les saphirs, les bijoux et autres babioles ayant une certaine valeur, ainsi que les jeunes vierges, qui entouraient leur maitresse. Marsh décida d’envoyer un messager au maire pour lui faire parvenir la nouvelle, ainsi que la demande de rançon, et ce fut le nain qui eut ce rôle.
Ils attendirent plusieurs jours son retour, installés à quelques bords de la côte. Un matin, Aboubou se leva, exaspéré. Le retard du nain était inimaginable et insupportable, et ce ne fut que lorsqu’il vit trois griffes par-dessus le bastingage que son humeur fut calmée. Il aida Khazadrine à grimper. Celui-ci était couvert de sang, de blessures et ses habits étaient déchirés. Il remercia le lieutenant d’un signe de tête, puis marcha jusqu’au hamac du capitaine.
- Il a refusé.
- Quoi ?
- Il a refusé.
- Ce n’est pas possible !
- Si, ils m’ont tendu un piège, dont j’ai eu assez de mal à m’extirper, comme vous pouvez le voir, après que le maire ait décliné ma requête.
- Ah, il veut la guerre, et bien il l’aura ! Compagnons ! Ce maire a refusé de répondre à notre demande de rançon, et refusant ainsi de libérer nos compagnons ! Allons-nous le laisser faire ?
- NON !
- Alors, je vous propose d’aller à Casablancar, la ville ennemie de Carcasar, et de les aider à assiéger la forteresse !
- OUI ! A Casablancar !
- Mais vous êtes fou capitaine, c’est l’une des routes les plus dangereuses du Sud, que ce soit par la terre ou la mer !
- Alors, choisissez entre les deux, vous voulez vous mouiller, ou non ?
 Vous pouvez voir la suite sur http://guerreterredumilieu.forumactif.com/histoire-f3/missions-de-marsh-mallow-d-umbar-t164-45.htm, car je ne pense pas pouvoir vous la retransmettre…

Grob’, qui s’en va…emoticone

Figurines Okko

Je vous avais parlé d’Okko, voici donc les figurines que j’ai barbouillé…

Il y a Okko, Noburo, Fauche-le-vent et Kanata…

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=80&u=13598337

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http://www.servimg.com/image_preview.php?i=81&u=13598337

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Comment trouvez-vous ces gugus ?

Grob’ emoticone

 



Auteur: Grobelin

grobelin

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